CETATEXT000035344663 J6_L_2017_07_000001602028 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/35/34/46/CETATEXT000035344663.xml Texte CAA de MARSEILLE, 9ème chambre - formation à 3, 13/07/2017, 16MA02028, Inédit au recueil Lebon 2017-07-13 CAA de MARSEILLE 16MA02028 9ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C Mme BUCCAFURRI M. Philippe PORTAIL M. ROUX Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler les décisions du 6 avril 2016 par lesquelles le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a décidé son placement en rétention administrative. Par un jugement n° 1603219 du 11 avril 2016, le magistrat désigné du tribunal administratif de Marseille a annulé la décision du placement de M. A... en rétention administrative et a rejeté le surplus des conclusions de la demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 21 mai 2016, le préfet des Bouches-du-Rhône demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du magistrat désigné du tribunal administratif de Marseille du 11 avril 2016 en tant qu'il annule la décision du 6 avril 2016 par laquelle M. A... a été placé en rétention administrative ; 2°) de rejeter la demande présentée par M. A... devant le tribunal administratif de Marseille tendant à l'annulation des décisions du 6 avril 2016 obligeant M. A... à quitter le territoire français à destination de l'Algérie et décidant son placement en rétention administrative. Il soutient que : - M. A... ne présente pas de garanties de représentation suffisantes permettant de prévenir le risque de soustraction à l'exécution de la mesure d'éloignement ; - le requérant ne satisfait pas aux conditions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour pouvoir bénéficier d'une assignation à résidence. Vu les autres pièces du dossier. Vu : -la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Portail a été entendu au cours de l'audience publique. 1. Considérant que M. A..., ressortissant algérien, est entré régulièrement en France le 26 septembre 2011, muni d'un passeport revêtu d'un visa portant la mention " étudiant " et déclare s'y maintenir depuis lors ; qu'il a été interpellé dans le cadre d'un contrôle d'identité opéré par les services de la police le 6 avril 2016 et à la suite duquel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a fait obligation, le même jour, de quitter le territoire français sans délai et a décidé de son placement en rétention administrative ; que le préfet des Bouches-du-Rhône relève appel du jugement du 11 avril 2016 par lequel le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Marseille a annulé son arrêté du 6 avril 2016 décidant du placement en rétention administrative de M. A... ; Sur l'étendue du litige : 2. Considérant que le préfet des Bouches-du-Rhône demande à la Cour d'annuler le jugement du tribunal administratif de Marseille du 11 avril 2016 en tant qu'il annule sa décision du 6 avril 2016 ordonnant le placement de M. A... en rétention administrative et de rejeter les conclusions présentées par M. A... à fin d'annulation de son arrêté du 6 avril 2016 obligeant l'intéressé à quitter le territoire français à destination de l'Algérie et décidant son placement en rétention administrative ; que, néanmoins, le jugement attaqué a rejeté les conclusions de M. A... dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et est définitif dans cette mesure ; que, dés lors, le préfet des Bouches-du-Rhône doit être regardé comme demandant l'annulation du jugement du tribunal administratif de Marseille du 11 avril 2016 en tant seulement qu'il a annulé la décision plaçant M. A... en rétention administrative et le rejet des conclusions à fin d'annulation de cette décision de placement en rétention administrative ; Sur la légalité de la décision du 6 avril 2016 portant placement en rétention : 3. Considérant qu'aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " Dans les cas prévus à l'article L. 551-1, l'autorité administrative peut prendre une décision d'assignation à résidence à l'égard de l'étranger pour lequel l'exécution de l'obligation de quitter le territoire demeure une perspective raisonnable et qui présente des garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque, mentionné au II de l'article L. 511-1, qu'il se soustraie à cette obligation " ; qu'aux termes du II de l'article L. 511-1 du même code : " (...) Ce risque est regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / (...) /
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