CETATEXT000035597017 J4_L_2017_09_000001600146 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/35/59/70/CETATEXT000035597017.xml Texte CAA de NANTES, 2ème chambre, 15/09/2017, 16NT00146, Inédit au recueil Lebon 2017-09-15 CAA de NANTES 16NT00146 2ème chambre excès de pouvoir C M. PEREZ SELARL LUDOVIC RIVIERE Mme Karima BOUGRINE Mme PILTANT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D... F...B...et Mme E...A...ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté leur recours dirigé contre la décision du 4 juillet 2013 des autorités consulaires françaises à Dacca (Bangladesh) refusant la délivrance d'un visa de long séjour à Mme A...et à Talib Haque, Nusrat Jahan Fouzia et Anisha Jahan qu'ils présentent comme leurs enfants. Par un jugement n° 1309202 du 18 novembre 2015, le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande. Procédure devant la cour : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 janvier et 6 décembre 2016, M. B... et MmeA..., représentés par MeC..., demandent à la cour : 1°) d'annuler le jugement du 18 novembre 2015 du tribunal administratif de Nantes ; 2°) d'annuler la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ; 3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - leur lien marital et les liens de filiation avec leurs enfants sont établis ; - la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; - cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mars 2016, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les intéressés réitèrent pour l'essentiel leurs moyens de première instance et renvoie à ses écritures devant le tribunal administratif de Nantes. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Vu la décision du président de la formation de jugement de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Bougrine, - et les observations de MeC..., représentant M. B...et MmeA....
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.