CETATEXT000035755772 J2_L_2017_10_000001700196 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/35/75/57/CETATEXT000035755772.xml Texte CAA de LYON, 4ème chambre - formation à 3, 05/10/2017, 17LY00196, Inédit au recueil Lebon 2017-10-05 CAA de LYON 17LY00196 4ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. d'HERVE GRENIER Mme Genevieve GONDOUIN M. DURSAPT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. B... et MmeE..., son épouse, ont demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler les décisions du 27 avril 2016 par lesquelles le préfet de l'Yonne a refusé de leur délivrer un titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas d'éloignement forcé. Par le jugement nos 1601587, 1601588 du 13 octobre 2016, le tribunal administratif de Dijon a rejeté leurs demandes. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 12 janvier 2017, M. et Mme B..., représentés par Me D..., demandent à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Dijon du 13 octobre 2016 ; 2°) d'annuler les décisions préfectorales du 27 avril 2016 ; 3°) d'enjoindre au préfet de l'Yonne de leur délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir ou, à défaut, de procéder à un réexamen de leur situation dans le même délai ; 4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à Me D... en application et dans les conditions fixées par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. M. et Mme B... soutiennent que : - c'est à tort que le préfet de l'Yonne a opposé un refus de séjour à M. B...au motif qu'il ne justifie pas d'un contrat de travail visé par les services de la DIRECCTE, alors qu'il appartenait aux services de la préfecture de saisir la DIRECCTE de sa demande d'autorisation de travail ; - le préfet n'a pas procédé à un examen complet de la demande présentée sur le fondement de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant qu'aucun motif exceptionnel ne justifiait de la délivrance d'un titre de séjour au regard de l'article L. 313-14 du code précité ; - il aurait dû tenir compte de l'intérêt supérieur des enfants qui commandait qu'ils puissent poursuivre leur scolarité en France ; - les décisions d'éloignement sont illégales du fait de l'illégalité des refus de titre de séjour ; - ces décisions du préfet méconnaissent l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant ; elles sont également entachées d'erreur manifeste d'appréciation ; - le délai de trente jours est insuffisant, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ; - si le préfet avait procédé à un examen complet de leur situation, il ne les aurait pas renvoyés au Kosovo où ils courent des risques très sérieux. Par un mémoire en défense enregistré le 10 avril 2017, le préfet de l'Yonne conclut au rejet de la requête, à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et soutient qu'aucun des moyens n'est fondé. Par une décision du 14 décembre 2016, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à M. et Mme B.... Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la Convention internationale relative aux droits de l'enfant ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative ; Le président de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Gondouin ; - les observations de Me C... pour le préfet de l'Yonne.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.