CETATEXT000035911740 J6_L_2017_10_000001602216 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/35/91/17/CETATEXT000035911740.xml Texte CAA de MARSEILLE, 9ème chambre - formation à 3, 24/10/2017, 16MA02216, Inédit au recueil Lebon 2017-10-24 CAA de MARSEILLE 16MA02216 9ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C Mme BUCCAFURRI SCP BRUN - CHABADEL - EXPERT Mme Marie-Claude CARASSIC M. ROUX Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La société civile immobilière (SCI) les Tours de Castels a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler la décision tacite par laquelle la commune de Collias ne s'est pas opposé à la déclaration préalable présentée par M. et Mme A... C...en vue de l'édification d'une terrasse sur le toit de leur maison située 15 rue des Remparts à Collias. Par un jugement n° 1402855 du 5 avril 2016, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête enregistrée le 3 juin 2016 et par un mémoire, enregistré le 2 mars 2017, la SCI Les tours de Castels et Mme B...F..., représentées par la SCP Brun Chabadel Expert, demandent à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du 5 avril 2016 du tribunal administratif de Nîmes ; 2°) d'annuler la décision tacite de non opposition à déclaration préalable du maire de la commune de Collias ; 3°) de mettre à la charge de la commune de Collias le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elles soutiennent que : - leur requête est recevable ; - seule une autorisation expresse, après consultation de l'architecte des bâtiments de France, pouvait intervenir en application de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme ; - le dossier de demande devait comporter un document graphique d'insertion dans l'environnement, en application de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ; - les travaux litigieux portent atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance de l'article UA 11 du règlement du plan d'occupation des sols de la commune. Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2016, la commune de Collias, représentée par la SCP Margall-D'Albenas, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1du code de justice administrative. Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés. Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 septembre 2016 et 13 avril 2017, M. C..., représenté par la SCP Coudurier et Chamski, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - à titre principal, la requête, qui n'a pas fait l'objet des notifications exigées par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et est tardive, est irrecevable ; - à titre subsidiaire, les moyens de la requête ne sont pas fondés. Un mémoire présenté pour M. C...a été enregistré le 15 septembre 2017 et n'a pas été communiqué en application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Carassic, - les conclusions de M. Roux, rapporteur public, - et les observations de Me D... représentant la société civile immobilière Les Tours de Castels et Mme F... et de Me E... représentant la commune de Collias. 1. Considérant que M. C... a déposé, le 12 avril 2010, à la mairie de Collias une déclaration préalable de travaux en vue d'édifier une terrasse d'une surface hors oeuvre nette (SHON) nouvellement créée de 12 m², sur le toit de la maison lui appartenant située 15 rue des remparts à Collias ; qu'en l'absence de réponse du maire, l'intéressé est devenu titulaire, le 12 mai 2010, d'une décision tacite de non-opposition à cette déclaration préalable ; que le 21 mai 2010, le maire a établi un certificat de non opposition ; que la SCI Les Tours de Castels et Mme F... relèvent appel du jugement du 5 avril 2016 par lequel le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande de la SCI Les Tours de Castels tendant à l'annulation de cette décision tacite de non opposition ; Sur le bien fondé du jugement attaqué : 2. Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis ou la déclaration préalable tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. Les travaux ne peuvent être entrepris avant l'expiration d'un délai de quatre mois à compter du dépôt de la demande ou de la déclaration. /La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France. " ; 3. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que les travaux déclarés sont situés en dehors du site classé des gorges du Gardon ; que l'église de Collias n'est pas classée ou inscrite au titre des monuments historiques ; que, par suite, la requérante ne peut pas utilement soutenir que l'architecte des bâtiments de France aurait dû être consulté et que la déclaration préalable de travaux en litige devait faire l'objet d'une autorisation expresse délivrée par le maire ; 4. Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable : " Le dossier joint à la déclaration comprend :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.