Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 14 juin 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le ministre de l'Europe et des affaires étrangères demande au Conseil d'Etat d'ordonner le sursis à exécution de l'arrêt n° 15PA02996 du 28 février 2017 par lequel la cour administrative d'appel de Paris a, sur la demande de Mme B...A...tendant à l'annulation du jugement n° 1411019/5-3 du 3 juin 2015 du tribunal administratif de Paris en tant qu'il a rejeté le surplus de ses conclusions tendant lui verser une somme de 71 205,48 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait de la décision du ministre des affaires étrangères du 19 avril 2010 refusant de renouveler son détachement, en premier lieu, annulé ce jugement en tant qu'il a omis de statuer sur les conclusions de Mme A...relatives aux intérêts et à leur capitalisation, en deuxième lieu, condamné l'Etat à verser à Mme A...une indemnité visant à réparer le préjudice financier de l'intéressée qui sera calculé conformément aux motifs de l'arrêt de la cour, en troisième lieu, renvoyé Mme A...devant l'administration pour qu'il soit procédé, conformément aux motifs du présent arrêt, à la liquidation de l'indemnité qui lui est due au titre du préjudice financier, dans un délai de trois mois à compter de la notification de l'arrêt de la cour, en quatrième lieu, décidé que le montant global de l'indemnité versée par l'Etat tant au titre de la réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence que de la réparation du préjudice financier sera assorti des intérêts au taux légal à compter du 6 juin 2014 et que les intérêts échus à la date du 6 juin 2015 puis à chaque échéance annuelle seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts, en cinquième lieu, réformé le jugement du 3 juin 2015 du tribunal administratif en ce qu'il a de contraire aux articles 2 à 4 de l'arrêt de la cour, et, en dernier lieu, rejeté le surplus des conclusions de MmeA.... Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code civil ; - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Marc Firoud, maître des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de M. Gilles Pellissier, rapporteur public. La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Gaschignard, avocat de MmeA....
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.