CETATEXT000036247278 J3_L_2017_12_000001702443 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/24/72/CETATEXT000036247278.xml Texte Cour administrative d'appel de Bordeaux, 4ème chambre (formation à 3), 19/12/2017, 17BX02443, Inédit au recueil Lebon 2017-12-19 Cour administrative d'appel de Bordeaux 17BX02443 4ème chambre (formation à 3) excès de pouvoir C M. POUZOULET MARTY Mme Marianne POUGET M. Mme MUNOZ-PAUZIES Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme C...B...a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler l'arrêté du 16 mai 2017 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a prononcé son transfert aux autorités espagnoles et d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement. Par un jugement n° 1700744 du 12 juin 2017, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Limoges a rejeté ces demandes. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 24 juillet 2017, Mme B...représentée par Me A...demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du magistrat désigné du tribunal administratif de Limoges du 12 juin 2017 ; 2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 16 mai 2017 ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, notamment au regard de son état de santé et d'insuffisance de motivation ; en effet, lors de sa première convocation, elle a remis au service de la préfecture un certificat médical attestant de son suivi médical pour plusieurs pathologies et de la programmation de plusieurs interventions en chirurgie ambulatoire ; elle a de nouveau fait état de sa situation médicale au cours de l'entretien qui a eu lieu au moment de la notification de l'arrêté en litige ; - il méconnaît l'article 4 de la charte des droits fondamentaux dès lors qu'il n'est nullement fait mention de son état de santé ; en application de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 et de l'article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " chaque Etat membre peut décider d'examiner la demande d'asile et accorder l'asile à toute demande dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat " ; dans un arrêt C-578/16 du 16 février 2017, la Cour de justice de l'Union européenne a retenu que " dans des circonstances dans lesquelles le transfert d'un demandeur d'asile, présentant une affection mentale ou physique particulièrement grave, entraînerait le risque réel et avéré d'une détérioration significative et irrémédiable de son état de santé, ce transfert constituerait un traitement inhumain et dégradant, au sens dudit article " ; son transfert en Espagne aurait pour effet d'interrompre le lien de confiance entre elle et les médecins qui la prennent en charge depuis plusieurs semaines ; en outre, elle ne parle pas espagnol et bénéficie en France de la présence de sa tante maternelle. Par un mémoire enregistré le 11 octobre 2017, le préfet de la Haute-Vienne conclut au non-lieu à statuer. Il fait valoir que la requête est devenue sans objet dès lors que par décision du 23 août 2017, il a décidé de reprendre en charge la demande d'asile de MmeB.... Par ordonnance du 18 septembre 2017, la clôture d'instruction a été fixée au 27 octobre 2017 à 12h
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.