CETATEXT000036539260 J6_L_2018_01_000001704312 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/53/92/CETATEXT000036539260.xml Texte CAA de MARSEILLE, 5ème chambre - formation à 3, 22/01/2018, 17MA04312 - 17MA04318, Inédit au recueil Lebon 2018-01-22 CAA de MARSEILLE 17MA04312 - 17MA04318 5ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. BOCQUET GUEZ GUEZ ; GUEZ GUEZ ; GUEZ GUEZ M. Laurent MARCOVICI M. REVERT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A...C...a demandé au tribunal administratif d'annuler la décision du 16 février 2017 par laquelle la direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille a mis fin à son agrément en qualité d'aumônier, à titre principal, d'ordonner sa réintégration, à titre subsidiaire, de condamner le ministre de la justice, garde des sceaux, à lui verser la somme de 2 901 euros au titre du préavis et indemnité de licenciement, d'ordonner la remise du solde de tout compte, de l'attestation Pôle emploi, du certificat de travail, et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un jugement n° 1700254 du 7 septembre 2017, le tribunal administratif de Bastia a annulé la décision du 16 février 2017 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille a mis fin à l'agrément délivré à M. C...et enjoint au garde des sceaux, ministre de la justice, de réexaminer la situation de M. C...dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Procédure devant la Cour : I- Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2017 sous le n° 17MA04312, le garde des sceaux, ministre de la justice demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Bastia du 7 septembre 2017 ; 2°) de rejeter la demande de première instance ; Il soutient que : - le tribunal a commis une erreur d'appréciation ; - les autres moyens invoqués en première instance doivent être écartés par les motifs invoqués en première instance. Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2017, M. A...C..., représenté par MeB..., conclut au rejet de la requête ; il conclut également à ce que la Cour ordonne sa réintégration, le versement de ses salaires depuis le 1er janvier 2017, à la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 2 901 euros au titre de son préavis et indemnité de licenciement, à ce que la Cour ordonne la remise du solde de tout compte, de l'attestation de Pôle emploi et d'un certificat de travail, et à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat une somme de 3 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que les moyens soulevés par le garde des sceaux, ministre de la justice, ne sont pas fondés. II- Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2017 sous le n° 17MA04318, le garde des sceaux, ministre de la justice, demande à la Cour de prononcer le sursis à exécution de ce jugement du tribunal administratif de Bastia du 7 septembre 2017 ; Il soutient que : - les moyens qu'il soulève sont sérieux et de nature à entrainer tant l'annulation du jugement que le rejet des conclusions de première instance ; - le tribunal a commis une erreur d'appréciation ; - les autres moyens invoqués en première instance doivent être écartés. Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2017, M. A...C..., représenté par MeB..., conclut au rejet de la requête, à ce que la Cour ordonne sa réintégration, le versement de ses salaires depuis le 1er janvier 2017, de condamner l'Etat à lui verser une somme de 2 901 euros au titre de son préavis et indemnité de licenciement, à ce que la Cour ordonne la remise du solde de tout compte, de l'attestation de Pôle emploi et d'un certificat de travail, et à ce qu'il soit mis à la charge du garde des sceaux, ministre de la justice, une somme de 3 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - les moyens soulevés par le garde des sceaux, ministre de la justice, ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de procédure pénale ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Marcovici, - les conclusions de M. Revert, rapporteur public, - et les observations de MeB..., représentant M.C....
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.