CETATEXT000036565847 J4_L_2018_01_000001703177 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/56/58/CETATEXT000036565847.xml Texte CAA de NANTES, 5ème chambre, 29/01/2018, 17NT03177, Inédit au recueil Lebon 2018-01-29 CAA de NANTES 17NT03177 5ème chambre suspension sursis C M. LENOIR SCPA DAGNEAU-BACHIMONT & DUQUESNE M. Hubert LENOIR M. DURUP de BALEINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A...'s B...a demandé au tribunal administratif de Nantes l'annulation de la décision du 4 juin 2015 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CCRV) a refusé de délivrer à sa fille présumée Kadijatou un visa de long séjour. Par jugement n° 1506169 du 21 septembre 2017, le tribunal administratif de Nantes a annulé cette décision de la CCRV et a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer à Mlle C...B...un visa de long séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. Procédure devant la cour : Par un recours et un mémoire enregistrés le 17 octobre 2017 et le 27 décembre 2017, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur a demandé à la cour d'ordonner le sursis à exécution de ce jugement en application des dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative. Le ministre soutient que : - sa demande de sursis est recevable ; - le tribunal a commis une erreur en estimant que c'était à tort que la CRRV s'était fondée sur le défaut de caractère authentique de l'acte de naissance de l'enfant Kadijatou et de l'absence de lien de filiation avec M.B... ; - le tribunal a également estimé à tort que la CRRV s'était irrégulièrement fondée sur l'absence de délégation d'autorité parentale de la mère de cette enfant ; - l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'a pas été méconnu ; - le sursis doit être prononcé compte tenu du caractère sérieux des moyens qu'il invoque à l'encontre du bien-fondé du jugement. Vu le jugement attaqué. Par un mémoire en défense enregistré le 19 décembre 2017, M.B..., représenté par MeD..., conclut au rejet de la requête, à ce que soit mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à enjoindre au ministre d'exécuter le jugement. Vu le recours n° 17NT03176 enregistré au greffe de la cour le 17 octobre 2017 par lequel le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur a demandé l'annulation du jugement n° 1506169 du 21 septembre 2017 du tribunal administratif de Nantes. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Lenoir, président de chambre, a été entendu au cours de l'audience publique.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.