CETATEXT000036685664 J1_L_2018_02_000001700332 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/68/56/CETATEXT000036685664.xml Texte CAA de PARIS, 7ème chambre, 02/02/2018, 17PA00332, Inédit au recueil Lebon 2018-02-02 CAA de PARIS 17PA00332 7ème chambre excès de pouvoir C Mme HEERS KEMPF M. Laurent BOISSY Mme MIELNIK-MEDDAH Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D...A...C...a demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler la décision du 18 août 2016 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a décidé de le remettre aux autorités italiennes en assortissant cette décision d'un délai de départ volontaire d'un mois. Par un jugement n° 1609082 du 19 novembre 2016, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2017, M. A... C..., représenté par Me B..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) d'annuler la décision du préfet de Seine-et-Marne du 18 août 2016 ; 3°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent arrêt, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation temporaire de séjour ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. M. A...C...soutient que : - la décision contestée a méconnu l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 et les articles 3 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et est par ailleurs entachée d'un défaut d'examen personnel et complet de sa situation individuelle ; - la décision contestée est entachée d'un défaut de base légale dès lors que le préfet de Seine-et-Marne s'est fondé sur l'article L. 531-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur les articles L. 742-1 à L. 742-6 du même code. Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2017, le préfet de Seine-et-Marne conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête. Le préfet de Seine-et-Marne soutient que : - la requête d'appel est dépourvue d'objet dès lors que le requérant a été pris en charge par la France et a déposé une demande d'asile en France le 16 mars 2017 ; - les moyens invoqués par M. A... C...ne sont pas fondés. Par une décision du 3 mars 2017, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Paris a accordé à M. A... C...l'aide juridictionnelle totale. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ; - le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Boissy a été entendu au cours de l'audience publique.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.