CETATEXT000036693965 J6_L_2018_03_000001602975 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/69/39/CETATEXT000036693965.xml Texte CAA de MARSEILLE, 5ème chambre - formation à 3, 05/03/2018, 16MA02975, Inédit au recueil Lebon 2018-03-05 CAA de MARSEILLE 16MA02975 5ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. BOCQUET POLETTI Mme Jacqueline MARCHESSAUX M. REVERT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Le préfet de la Haute-Corse a demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler le permis de construire tacite accordé, le 6 août 2015, par le maire de la commune de Solaro à M. C... A...pour la construction d'un bâtiment modulaire. Par un jugement n° 1501228 du 26 mai 2016, le tribunal administratif de Bastia a annulé ce permis de construire tacite. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2016, sous le n° 16MA02975, M. A..., représenté par Me B..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Bastia du 26 mai 2016 ; 2°) de rejeter le déféré du préfet de la Haute-Corse ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le préfet doit justifier du respect des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ; - le plan local d'urbanisme est illégal en ce qu'il classe sa parcelle en zone NPr ; - le caractère remarquable de la parcelle n'est pas établi. Par un mémoire en défense, enregistré le 19 août 2016, le préfet de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par M. A... ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Marchessaux, - et les conclusions de M. Revert, rapporteur public. 1. M. A... relève appel du jugement du 26 mai 2016 du tribunal administratif de Bastia qui a annulé le permis de construire tacite accordé le 6 août 2015 par le maire de la commune de Solaro pour la construction d'un bâtiment modulaire. Sur le bien-fondé du jugement attaqué : 2. M. A... reprend en appel le moyen tiré du non respect par le préfet de Haute-Corse des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Toutefois, il y a lieu d'écarter ce moyen, qui ne comporte aucun développement nouveau, par adoption des motifs retenus à juste titre par les premiers juges. 3. Aux termes de l'article L. 146-6 du code de l'urbanisme : " Les documents et décisions relatifs à la vocation des zones ou à l'occupation et à l'utilisation des sols préservent les espaces terrestres et marins, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques. Un décret fixe la liste des espaces et milieux à préserver, comportant notamment, en fonction de l'intérêt écologique qu'ils présentent, les dunes et les landes côtières, les plages et lidos, les forêts et zones boisées côtières, les îlots inhabités, les parties naturelles des estuaires, des rias ou abers et des caps, les marais, les vasières, les zones humides et milieux temporairement immergés ainsi que les zones de repos, de nidification et de gagnage de l'avifaune désignée par la directive européenne n° 79-409 du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages et, dans les départements d'outre-mer, les récifs coralliens, les lagons et les mangroves. (...) / Toutefois, des aménagements légers peuvent y être implantés lorsqu'ils sont nécessaires à leur gestion, à leur mise en valeur notamment économique ou, le cas échéant, à leur ouverture au public. / Un décret définit la nature et les modalités de réalisation de ces aménagements. (...) ". Aux termes de l'article R. 146-1 du code de l'urbanisme dans sa version en vigueur alors : " En application du premier alinéa de l'article L. 146-6, sont préservés, dès lors qu'ils constituent un site ou un paysage remarquable ou caractéristique du patrimoine naturel et culturel du littoral, sont nécessaires au maintien des équilibres biologiques ou présentent un intérêt écologique : /
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.