CETATEXT000036702146 J6_L_2018_02_000001600231 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/70/21/CETATEXT000036702146.xml Texte CAA de MARSEILLE, 2ème chambre - formation à 3, 22/02/2018, 16MA00231, Inédit au recueil Lebon 2018-02-22 CAA de MARSEILLE 16MA00231 2ème chambre - formation à 3 plein contentieux C M. BARTHEZ AVERSANO M. Jean-Marie ARGOUD Mme CHAMOT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme D...B...a demandé au tribunal administratif de Marseille de condamner solidairement la communauté urbaine Marseille Provence Métropole et la société Orange à lui payer la somme de 11 665,50 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi du fait de la chute dont elle a été victime le 26 août 2009 à Marseille. Par un jugement n° 1306948 du 23 novembre 2015, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête et des mémoires, enregistrés le 22 janvier 2016, le 11 février 2016, le 12 juillet 2016 et le 21 décembre 2017, Mme D...B..., représentée par MeE..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 23 novembre 2015 ; 2°) de condamner solidairement la communauté urbaine Marseille Provence Métropole et la société Orange à lui payer la somme de 11 665,50 euros ; 3°) de mettre solidairement à la charge de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole et de la société Orange la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la chute a été causée par un trou dans le trottoir ; - l'administration n'établit pas l'entretien normal de l'ouvrage public ; - aucune faute d'imprudence ne peut lui être reprochée. Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2016, la métropole Aix-Marseille-Métropole venant aux droits de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole, représentée par la Selarl Abeille, demande à la Cour : 1°) à titre principal, de rejeter la requête ; 2°) à titre subsidiaire, par la voie de l'appel provoqué, de condamner la société Orange à la garantir des condamnations prononcées à son encontre ; 3°) de mettre à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le lien de causalité entre l'ouvrage public incriminé et la chute n'est pas établi ; - l'entretien du regard mis en cause relève de la responsabilité de la société Orange ; - la victime a commis une faute d'imprudence. Par un mémoire en défense, enregistré le 5 août 2016, la société Orange, représentée par la Selarl Stéphanie Berthelot, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante de la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le lien de causalité entre un ouvrage relevant de la société Orange et la chute n'est pas établi ; - les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés ; - la victime a commis une faute d'imprudence. Les parties ont été informées en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative que l'arrêt à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que par le décret n° 2015-1085 du 28 août 2015, la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole a été transformée en métropole Aix-Marseille-Provence. Par un mémoire du 21 décembre 2017, Mme B...a présenté des observations en réponse à cette mesure d'instruction. Vu les autres pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. La présidente de la Cour a désigné M. Alain Barthez, président assesseur, pour présider la formation de jugement en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Argoud, - les conclusions de Mme Chamot, rapporteure publique, - et les observations de Me E...représentant MmeB..., celles de Me A... représentant la métropole Aix-Marseille-Provence et celles de Me C...représentant la société Orange.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.