CETATEXT000036941608 J3_L_2018_05_000001801336 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/94/16/CETATEXT000036941608.xml Texte CAA de BORDEAUX, Juge des référés, 24/05/2018, 18BX01336, Inédit au recueil Lebon 2018-05-24 CAA de BORDEAUX 18BX01336 Juge des référés excès de pouvoir C DELCADE AVOCATS ET SOLICITORS M. Aymard DE MALAFOSSE Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 2 avril 2018 et un mémoire enregistré le 14 mai 2018, la société Etablissements Franceschini, ayant pour avocat MeB..., demande au juge des référés de la cour, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution du recouvrement des suppléments d'impôt sur les sociétés auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2013 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre de la même année ainsi que des pénalités correspondantes. Elle soutient que : - la condition relative à l'urgence est satisfaite dès lors qu'elle ne dispose pas des disponibilités lui permettant de faire face au paiement des impositions contestées ; - il existe un doute sérieux sur le bien-fondé des impositions mises en recouvrement ainsi qu'il a été démontré dans la requête d'appel n° 18BX00300 : d'une part, les éléments d'information et les documents fournis (convention d'assistance, facture, document extra-comptable justifiant le détail de la facture) précisent la nature exacte des prestations d'assistance fournies par le gérant de la société FJD Invest (missions commerciales et de rationalisation des coûts), prestations ayant permis à la société de parvenir, par une diminution des charges d'exploitation, à l'équilibre financier en six mois, et les éléments facturés, à l'exception des frais d'emprunt et d'assurance y afférents, ont bien eu pour contrepartie ces prestations, y compris pour les indemnités kilométriques qui correspondent à des rencontres avec des fournisseurs ; d'autre part, les provisions pour créances douteuses remises en cause par l'administration répondent bien aux conditions de forme et de fond exigées en la matière ; elle sont individualisées, les noms des clients concernés indiqués ainsi que le montant et la date de chaque facture impayée ; ces provisions sont justifiées par le fait que, s'agissant de faibles sommes, les frais de recouvrement seraient supérieurs au montant des sommes recouvrées. Par un mémoire enregistré le 7 mai 2018 confirmé par un mémoire enregistré le 17 mai 2018, le ministre de l'action et des comptes publics (direction de contrôle fiscal Sud-ouest) conclut au rejet de la requête. Il soutient que la condition d'urgence n'est pas satisfaite et que les moyens invoqués ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant au bien-fondé des impositions ainsi qu'il a été démontré dans l'instance au fond. Vu : - les autres pièces du dossier ; - la requête relative au fond du litige, enregistrée sous le n° 18BX00300, et le mémoire en défense présenté dans cette instance ; - le code de justice administrative. Le président de la cour a désigné M. C...en qualité de juge des référés en application des dispositions du livre V du code de justice administrative. Après avoir, à l'audience publique du 18 mai 2018 dont les parties ont été régulièrement avisées, présenté le rapport de l'affaire, et entendu les observations de Me B...et de MmeA..., représentant la direction de contrôle fiscal Sud-ouest. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.