CETATEXT000037315338 J6_L_2018_07_000001701200 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/31/53/CETATEXT000037315338.xml Texte CAA de MARSEILLE, 8ème chambre - formation à 3, 10/07/2018, 17MA01200, Inédit au recueil Lebon 2018-07-10 CAA de MARSEILLE 17MA01200 8ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. D'IZARN DE VILLEFORT MAROCHI-YEPREMIAN & ASSOCIES M. Julien JORDA M. COUTEL Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme H... F...D...a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du maire de Châteauneuf-les-Martigues en date du 9 décembre 2014 prononçant à son encontre la sanction de l'abaissement d'échelon et d'enjoindre à la commune de la rétablir dans le cinquième échelon de son grade à compter du 1er janvier 2015 et de lui verser le salaire correspondant à compter de cette même date. Par un jugement n° 1500870 du 25 janvier 2017, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 22 mars 2017, Mme F...D..., représentée par Me C..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 25 janvier 2017 ; 2°) d'annuler l'arrêté du maire de Châteauneuf-les-Martigues en date du 9 décembre 2014 prononçant à son encontre la sanction de l'abaissement d'échelon ; 3°) d'enjoindre à la commune de Châteauneuf-les-Martigues de la rétablir dans le cinquième échelon de son grade à compter du 1er janvier 2015 et de lui verser le salaire correspondant à compter de cette même date ; 4°) de mettre à la charge de la commune de Châteauneuf-les-Martigues la somme de 2 000 euros au titre de 1'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : * l'administration ne justifie pas de la compétence du signataire de la décision attaquée ; * les faits reprochés ne sont pas fautifs en raison des difficultés relationnelles rencontrées dans l'exercice de ses missions ; * la sanction qui lui a été infligée est disproportionnée ; * cette sanction est entachée d'un détournement de pouvoir. Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2017, la commune de Châteauneuf-les-Martigues, représentée par Me G..., conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme F... D...la somme de 1 000 euros par application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : * la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; * la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ; * le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ; * le code de justice administrative. Le président de la Cour a désigné M. d'Izarn de Villefort pour présider la formation de jugement en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : * le rapport de M. Jorda, * les conclusions de M. Coutel, rapporteur public, * et les observations de MeA..., substituant Me C... représentant Mme F... D...et de MeB..., substituant Me G... représentant la commune de Châteauneuf-les-Martigues.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.