CETATEXT000037403910 J4_L_2018_09_000001801456 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/40/39/CETATEXT000037403910.xml Texte CAA de NANTES, 1ère chambre, 13/09/2018, 18NT01456, Inédit au recueil Lebon 2018-09-13 CAA de NANTES 18NT01456 1ère chambre excès de pouvoir C M. BATAILLE SCP SEGUIN ET KONRAT Mme Fanny MALINGUE M. JOUNO Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A...B...D... a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2017 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-trois mois. Par un jugement n° 1710838 du 20 mars 2018, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 avril 2018 et 19 juin 2018, Mme A...B...D..., représentée par MeC..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) d'annuler cet arrêté ; 3°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de lui délivrer une autorisation de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 1 500 euros. Elle soutient que : - la décision de refus de séjour conduit nécessairement, en méconnaissance des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, à séparer son enfant de l'un de ses parents dès lors le père de l'enfant, qui contribue à son entretien et à son éducation, est en situation régulière sur le territoire français ; - pour les mêmes motifs, la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; - l'illégalité des décisions de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français entraîne l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi ; - la décision portant interdiction de retour sur le territoire français a été prise en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors qu'elle conduit à séparer l'enfant de l'un de ses parents pour une durée de 23 mois. Par un mémoire, enregistré le 13 juin 2018, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés. L'instruction a été close au 5 juillet 2018 à 12 :00 heures par ordonnance du 13 juin 2018 du président de la première chambre. Des pièces nouvelles présentées pour Mme B...D... et enregistrées le 21 août 2018 n'ont pas été communiquées. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de Mme Malingue a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.