CETATEXT000037408372 J4_L_2018_09_000001801822 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/40/83/CETATEXT000037408372.xml Texte CAA de NANTES, 2ème chambre, 14/09/2018, 18NT01822, Inédit au recueil Lebon 2018-09-14 CAA de NANTES 18NT01822 2ème chambre excès de pouvoir C M. PEREZ SELARL ARCIANE M. Sébastien DEGOMMIER M. DERLANGE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. E...C...et Mme B...D...épouse C...ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 15 octobre 2015 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté leur recours contre la décision de l'autorité consulaire française à Douala du 11 juin 2015 refusant de délivrer un visa de long séjour en qualité de conjoint de ressortissant français à M.C.... Par un jugement n° 1510159 du 6 mars 2018, le tribunal administratif de Nantes a annulé la décision du 15 octobre 2015 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Procédure devant la cour : Par un recours, enregistré le 4 mai 2018, le ministre de l'intérieur, demande à la cour de décider qu'il sera sursis à l'exécution de ce jugement. Il soutient que : - il existait un doute sérieux sur l'identité réelle de la personne se présentant comme M. C...devant les autorités consulaires, compte tenu notamment de la production d'un acte d'état civil constituant un faux ; - un faisceau d'indices faisait apparaître que le mariage de M. C...et de Mme D...a été contracté dans le but exclusif de faciliter l'installation de l'intéressé sur le territoire français ; aucun élément probant, antérieur à la demande de visa, établissant la sincérité de cette union et la réalité de la vie matrimoniale, n'a été produit ; - les conditions d'octroi du sursis prévues par l'article R. 811-15 du code de justice administratives sont satisfaites ; - l'exécution du jugement permettrait à M. C...d'obtenir un visa d'entrée puis un titre de séjour, alors qu'il existe un doute sérieux sur la personne et sur le lien matrimonial, ce qui causerait une situation irréversible et des préjudices difficilement réparables ; cela justifie également l'octroi du sursis en application de l'article R. 811-17 du code de justice administrative. Vu : - le recours n° 18NT01819, enregistré le 4 mai 2018, par lequel le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur demande à la cour de prononcer l'annulation du jugement attaqué ; - les autres pièces du dossier ; Vu : - le code civil ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ; - le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de M. Degommier. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.