CETATEXT000037440304 J1_L_2018_09_000001800368 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/44/03/CETATEXT000037440304.xml Texte CAA de PARIS, 1ère chambre, 27/09/2018, 18PA00368, Inédit au recueil Lebon 2018-09-27 CAA de PARIS 18PA00368 1ère chambre excès de pouvoir C Mme PELLISSIER KORN M. Alain LEGEAI M. PLATILLERO Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D...C...a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2017 par lequel le préfet de police a ordonné sa remise aux autorités danoises en charge de sa demande d'asile et l'arrêté du même jour l'assignant à résidence. Par un jugement n° 1715356/8 du 13 octobre 2017, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Paris a admis provisoirement M. C... au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a rejeté le surplus de sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 31 janvier 2018 et le 1er février 2018, M. C..., représenté par Me A..., demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Paris du 13 octobre 2017 en tant qu'il a rejeté ses conclusions dirigées contre l'arrêté d'assignation à résidence du 3 octobre 2017 et l'arrêté de transfert aux autorités danoises du 3 octobre 2017 ; 2°) d'annuler l'arrêté du préfet de police du 3 octobre 2017 portant assignation à résidence et l'arrêté du préfet de police du 3 octobre 2017 portant transfert aux autorités danoises ; 3°) d'enjoindre au préfet de police de l'admettre au séjour au titre de l'asile dans le délai de trois jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant la durée nécessaire à l'examen de sa demande d'asile, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant ce réexamen ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me A...en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ou, si l'aide juridictionnelle ne lui était pas accordée, à lui-même sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le jugement est irrégulier dès lors que le magistrat délégué par le président du tribunal administratif de Paris a omis de statuer sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 742-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - l'arrêté de transfert est illégal dès lors qu'il a été pris au terme d'une procédure irrégulière, en violation de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ; - il est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ; - il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le préfet de police, en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté du 3 octobre 2017 sur sa situation personnelle ; - l'arrêté d'assignation à résidence est illégal du fait de l'illégalité de l'arrêté portant remise aux autorités danoises. M. C...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 février 2018 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Paris. Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2018, le préfet de police conclut au non lieu à statuer. Il fait valoir que, postérieurement à l'introduction de sa requête d'appel, M. C... s'est vu délivrer, le 8 août 2018, une attestation de demande d'asile en procédure accélérée en vue de l'examen de sa demande par les autorités françaises. Par un mémoire complémentaire enregistré le 26 août 2018, M. C...prend acte de la demande de non lieu à statuer formulée par le préfet de police et maintient ses conclusions fondées sur l'article 37 de la loi du 10 juillet
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.