CETATEXT000037445358 J2_L_2018_09_000001604498 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/44/53/CETATEXT000037445358.xml Texte CAA de LYON, 3ème chambre - formation à 3, 25/09/2018, 16LY04498, Inédit au recueil Lebon 2018-09-25 CAA de LYON 16LY04498 3ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. ALFONSI SELARL ITINERAIRES AVOCATS M. Jean-François ALFONSI M. DELIANCOURT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Lyon : - dans l'instance n° 1402142 d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2014 par lequel le président de la communauté d'agglomération Bourg-en-Bresse Agglomération l'a suspendu de ses fonctions, - dans l'instance n° 1510105 d'annuler la décision du 28 septembre 2015 par laquelle le président de la communauté d'agglomération Bourg-en-Bresse Agglomération l'a nommé sur le poste de directeur adjoint du conservatoire à rayonnement départemental à compter du 1er octobre 2015, de condamner la communauté d'agglomération à lui verser les sommes de 20 000 euros en réparation de son préjudice moral et 3 012 euros en réparation de son préjudice financier. Par un jugement n° 1402142, 1510105 du 25 novembre 2016 le tribunal administratif de Lyon a annulé les décisions attaquées. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 30 décembre 2016, la communauté d'agglomération Bourg-en-Bresse Agglomération représentée par Me Verne, avocat, demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Lyon du 25 novembre 2016 en tant qu'il a annulé la décision de mutation du 28 septembre 2015 ; 2°) de mettre à la charge de M. A... B... une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - les difficultés managériales de M. B... sont attestées notamment par l'enquête administrative de 2014 et les témoignages des agents de son service ; - bien qu'elle ait facilité la réintégration de M. B... après sa suspension en lui apportant un soutien professionnel, des tensions ont persisté dans son service affectant l'état de santé de 14 agents ; - les relations de M. B... avec sa hiérarchie se sont dégradées ; - la décision de mutation était nécessaire et s'est faite sur un poste répondant à un besoin réel ; - la décision ne constitue pas une sanction disciplinaire déguisée et est justifiée par l'intérêt du service liée aux tensions existant dans le service ; - la délibération créant l'emploi de directeur adjoint a été adoptée le 21 septembre 2015 mais n'a été transmise au contrôle de légalité que le 5 octobre 2015, l'annulation sur ce motif ne peut donc avoir pour effet que de différer au 5 octobre 2015 la mutation. Par un mémoire en défense, enregistré les 4 mai 2017, M. A... B... représenté par Me Di Nicola, avocate, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse Agglomération à lui verser 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient qu'aucun des moyens d'appel de la requête n'est fondé. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Jean-François Alfonsi, président, - les conclusions de M. Samuel Deliancourt, rapporteur public, - et les observations de Me Verne, avocat, pour la communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse, et celles de Me Di Nicola, avocat, pour M.B... ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.