CETATEXT000037492577 J6_L_2018_10_000001700177 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/49/25/CETATEXT000037492577.xml Texte CAA de MARSEILLE, 2ème chambre - formation à 3, 04/10/2018, 17MA00177, Inédit au recueil Lebon 2018-10-04 CAA de MARSEILLE 17MA00177 2ème chambre - formation à 3 plein contentieux C M. VANHULLEBUS CABINET MUSCATELLI Mme Agnes BOURJADE M. ARGOUD Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A...B...a demandé au tribunal administratif de Bastia de condamner solidairement l'Etat et la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse à lui verser la somme de 104 817,92 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la chute dont elle a été victime. La caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse a demandé au tribunal de condamner l'Etat et la chambre de commerce et d'industrie territoriale de la Haute-Corse à lui verser la somme de 3 110,74 euros au titre de ses débours. Par un jugement n° 1400092 du 17 novembre 2016, le tribunal administratif de Bastia a rejeté leurs demandes. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2017, MmeB..., représentée par MeC..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Bastia du 17 novembre 2016 ; 2°) de condamner solidairement l'Etat et la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse à lui verser la somme de 104 817,92 euros ainsi que les intérêts au taux légal et la capitalisation des intérêts ; 3°) de mettre à la charge solidaire de l'Etat et de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la responsabilité de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse est engagée pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public ; - le lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage est établi ; - l'excavation n'était pas signalée ; - aucune inattention ne peut lui être reprochée ; - la responsabilité de l'Etat est engagée pour ne pas avoir pris les mesures de police nécessaires à la sécurité des usagers. Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2017, le ministre de la transition écologique et solidaire conclut au rejet de la requête. Il soutient que : - l'Etat n'a pas commis de faute au regard de la réglementation de police portuaire ; - le lien de causalité entre l'ouvrage public et la chute n'est pas démontré ; - aucun défaut d'entretien ne peut être reproché au maître de l'ouvrage ; - le manque de vigilance de la victime est à l'origine de sa chute ; - les sommes demandées au titre des préjudices subis sont excessives. Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2017, la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Bastia et de la Haute-Corse, représentée par le cabinet d'avocats Muscatelli, Crety, Meridjen, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B...la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - les circonstances de l'accident ne sont pas établies ; - aucun défaut d'entretien ne peut lui être reproché ; - la chute est imputable à l'inattention de la victime ; - le montant des indemnités sollicitées est surévalué. La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse qui n'a pas produit de mémoire. Mme B...a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 avril
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.