CETATEXT000037502347 J4_L_2018_10_000001703692 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/50/23/CETATEXT000037502347.xml Texte CAA de NANTES, 6ème chambre, 15/10/2018, 17NT03692, Inédit au recueil Lebon 2018-10-15 CAA de NANTES 17NT03692 6ème chambre C M. LENOIR EQUATION AVOCATS M. Jérôme FRANCFORT M. LEMOINE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B...A...C...a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler les arrêtés du 7 novembre 2017 par lesquels le préfet d'Indre-et-Loire, d'une part, a prononcé sa remise aux autorités italiennes et, d'autre part, l'a assigné à résidence dans le département d'Indre-et-Loire pour une durée de quarante-cinq jours. Par un jugement nos 1703861, 1703862 du 10 novembre 2017, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif d'Orléans a rejeté ses demandes. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 8 décembre 2017, M. A...C..., représenté par MeD..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du 10 novembre 2017 du magistrat désigné du tribunal administratif d'Orléans ; 2°) d'annuler les arrêtés du 7 novembre 2017 du préfet d'Indre-et-Loire ; 3°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de l'admettre au séjour au titre de l'asile et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il soutient que : En ce qui concerne l'arrêté de transfert aux autorités italiennes : - cet arrêté ne lui a pas été notifié dans une langue qu'il comprend ; - il a été signé par une autorité incompétente ; - le préfet n'apporte pas la preuve de la saisine des autorités italiennes, de la date de saisine et de l'acceptation de la prise en charge par ces autorités ; - les informations prévues par les dispositions de l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 ne lui ont pas été transmises dans une langue qu'il comprend ; - il n'a pas bénéficié des informations prévues par les dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 ; - il n'a pas bénéficié d'un entretien individuel conformément aux dispositions de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013. En ce qui concerne l'arrêté d'assignation à résidence : - l'arrêté portant assignation à résidence n'a pas été signé par une autorité compétente. Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2018, le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par M. A...C...ne sont pas fondés. M. A...C...a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 janvier 2018. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 ; - le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ; - le règlement n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. Francfort a été entendu au cours de l'audience publique : Considérant ce qui suit : 1. M. A...C..., ressortissant somalien né le 1er mai 1995, a déclaré être entré irrégulièrement en France le 28 juin 2017 et a déposé une demande d'asile auprès de la préfecture du Loiret le 2 août 2017. La consultation du fichier Eurodac a révélé que ses empreintes avaient été relevées par les autorités italiennes le 27 mai 2017. Saisies d'une demande de prise en charge le 8 août 2017, les autorités italiennes l'ont acceptée par un accord implicite constaté le 9 octobre 2017. Par deux arrêtés du 7 novembre 2017, le préfet d'Indre-et-Loire, d'une part, a ordonné la remise de M. A...C...aux autorités italiennes et, d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. M. A...C...relève appel du jugement du 10 novembre 2017 par lequel le magistrat désigné du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces arrêtés. Sur les conclusions à fin d'annulation : En ce qui concerne l'arrêté de remise aux autorités italiennes, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête : 2. Aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013: " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment : /
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.