CETATEXT000037530699 J6_L_2018_10_000001803284 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/53/06/CETATEXT000037530699.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 24/10/2018, 18MA03284, Inédit au recueil Lebon 2018-10-24 CAA de MARSEILLE 18MA03284 excès de pouvoir C WAHED Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... C...a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler la décision du 25 juillet 2017 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger l'arrêté d'expulsion prononcé le 20 février 2009 à l'encontre de M. B... E...et d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder au réexamen de la situation de M. E.... Par une ordonnance n° 1800747 du 27 mars 2018, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête et un mémoire enregistrés sous le n° 18MA03284 au greffe de la cour administrative d'appel de Marseille les 12 juillet et 28 août 2018, Mme A...C..., représentée par Me D..., demande à la Cour : 1°) d'annuler l'ordonnance du 27 mars 2018 de la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Marseille ; 2°) d'annuler la décision du 25 juillet 2017 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger l'arrêté d'expulsion prononcé le 20 février 2009 à l'encontre de M. E... ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de réétudier la situation de M. E... sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'arrêt à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil, Me D..., d'une somme de 2 000 euros, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, ce règlement emportant renonciation à l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle. Elle soutient que : - elle dispose d'un intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de la décision du 25 juillet 2017 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger l'arrêté d'expulsion prononcé le 20 février 2009 ; - la décision est illégale en tant qu'elle ne fait pas mention de son auteur en méconnaissance de l'article 4 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ; - la décision est illégale en tant que le directeur des migrations, de l'intégration et de la nationalité ne justifie pas d'une délégation de signature ; - la procédure est irrégulière dès lors que la composition de la commission d'expulsion prévue au titre de l'article 24 de l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 n'est pas connue ; - la décision est entachée d'un défaut de motivation ; - la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en tant qu'elle a eu plusieurs enfants de M. E..., qu'elle perçoit le RSA et que M. E... occupe un emploi stable au Maroc. Par une décision du 20 juin 2018, Mme C... a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.