CETATEXT000037783104 J6_L_2018_12_000001703074 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/78/31/CETATEXT000037783104.xml Texte CAA de MARSEILLE, 3ème chambre - formation à 3, 06/12/2018, 17MA03074, Inédit au recueil Lebon 2018-12-06 CAA de MARSEILLE 17MA03074 3ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C Mme MOSSER BIDOIS Mme Evelyne PAIX M. OUILLON Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A...B...a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 1er mars 2017 par lequel le préfet de l'Aude a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de 150 jours à compter de sa notification et fixant le pays de destination. Par un jugement n° 1701523 du 15 juin 2017, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2017, M.B..., représenté par MeC..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du 15 juin 2017 du tribunal administratif de Montpellier ; 2°) d'annuler l'arrêté du 1er mars 2017 du préfet de l'Aude ; 3°) d'enjoindre au préfet de l'Aude de réexaminer sa demande, et de le munir dans l'attente, d'un document provisoire de séjour ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des frais liés au litige. Il soutient que : - la décision n'a pas été prise par une autorité compétente ; - elle est entachée de partialité ; - l'article L. 121- 1 du code des relations avec l'administration a été méconnu ; - le préfet de l'Aude n'a pas motivé sa décision ; - il s'est cru en situation de compétence liée ; - il est fondé à demander l'asile compte tenu des risques encourus dans son pays d'origine ; - il est en recherche d'emploi, sa mère est malade et sa soeur est scolarisée ; - la décision méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par un mémoire en défense enregistré le 24 août 2017, le préfet de l'Aude a conclu au rejet de la requête. Il soutient que les moyens invoqués par M. B...ne sont pas fondés. Par décision du 25 mai 2018, la demande d'aide juridictionnelle de M B...a été déclarée caduque. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Paix. Considérant ce qui suit : 1. M. B..., de nationalité albanaise, né le 5 mai 1991, demande à la cour d'annuler le jugement du 15 juin 2017 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du 1er mars 2017 par lequel le préfet de l'Aude a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de cent-cinquante jours à compter de sa notification et fixé le pays de destination. 2. En premier lieu, l'arrêté attaqué est signé par Mme Marie-Blanche Bernard, secrétaire générale de la préfecture de l'Aude, en vertu d'un arrêté n°DCT-BCI-2016-068 du 23 décembre 2016, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département. Cette délégation de signature, qui concerne " tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Aude ainsi que les rapports, correspondances et documents à l'exceptions :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.