CETATEXT000037882020 J6_L_2018_12_000001701516 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/88/20/CETATEXT000037882020.xml Texte CAA de MARSEILLE, 9ème chambre - formation à 3, 21/12/2018, 17MA01516, Inédit au recueil Lebon 2018-12-21 CAA de MARSEILLE 17MA01516 9ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C Mme BUCCAFURRI HAAS M. Ahmed SLIMANI M. ROUX Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B...C...a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler le blâme que lui a infligé, par un arrêté du 18 mai 2015, le maire de la commune de Pézenas. Par un jugement n° 1504091 du 17 janvier 2017, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 7 avril 2017, et un mémoire, enregistré le 24 octobre 2017, M. B...C..., représenté par MeA..., demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement du 17 janvier 2017 du tribunal administratif de Montpellier ; 2°) d'annuler l'arrêté du 18 mai 2015 ; 3°) de mettre à la charge de la commune de Pézenas la somme 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la minute du jugement du tribunal n'a été signée ni par le président de la formation de jugement, ni par le rapporteur ; - l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ; - lors de la consultation de son dossier, il a constaté que son dossier se présentait sous la forme de deux dossiers différents avec des pièces non numérotées, en violation de l'article 4 du décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ; - il n'était pas dans l'obligation de déposer un préavis de grève dès lors que la commune abrite moins de 10 000 habitants ; - son absence lors de la journée du 28 janvier 2015 qui ne peut être qualifiée d'injustifiée, n'a pas eu pour conséquence de désorganiser le service ; - il a été victime d'une discrimination syndicale ; - la sanction qui lui a été infligée est disproportionnée ; - il n'a à aucun moment occupé le bureau du maire. Par deux mémoires en défense, enregistrés les 19 juin et 20 décembre 2017, la commune de Pézenas, présenté par MeD..., conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le jugement attaqué n'est affecté par aucune irrégularité de forme ; - la décision attaquée a été signée par l'autorité compétente ; - les dispositions de l'article 4 du décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 n'ont pas été méconnues ; - le comportement de M. C...était passible d'une sanction disciplinaire ; - l'absence de ce dernier n'était pas justifiée ; - les droits de la défense de l'intéressé n'ont pas été violés ; - aucune erreur d'appréciation n'a été commise ; - M. C...a participé à la perturbation des services de la commune ; - aucune discrimination syndicale n'est avérée en l'espèce. En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées, par courrier du 5 décembre 2018, de ce que la cour était susceptible de soulever d'office le non-lieu à statuer sur la requête, dès lors qu'en application des dispositions de l'article 89 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C...aurait fait l'objet par la suite d'une nouvelle sanction disciplinaire, la sanction qui lui a été infligée le 18 mai 2015 a été automatiquement et rétroactivement effacée de son dossier administratif le 18 mai
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.