Vu la procédure suivante : La société Centre Ouest Boissons (SCOB) a demandé au tribunal administratif de Poitiers de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er janvier 1995 au 31 décembre 1997 ainsi que des pénalités correspondantes. Par un jugement n ° 1200419 du 4 décembre 2014, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande. Par un arrêt n° 15BX00429 du 21 février 2017, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel qu'il a formé contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 7 avril et 7 juillet 2017 et le 9 février 2018 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Centre Ouest Boissons demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Déborah Coricon, maître des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de Mme Emmanuelle Cortot-Boucher, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Rousseau, Tapie, avocat de la société Centre Ouest Boissons ; Considérant ce qui suit : 1. Il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que la société anonyme Centre Ouest Boisson (SCOB), qui exerce l'activité de commerce en gros et au détail de boissons au Busseau (Deux-Sèvres), a fait l'objet d'une vérification simplifiée portant sur ses déclarations de taxe sur la valeur ajoutée relatives à la période du 1er janvier 1995 au 31 décembre 1997, à l'issue de laquelle l'administration a remis en cause la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée grevant des factures émises par ses fournisseurs au motif qu'elles se rapportaient à des opérations fictives formant un circuit de facturations frauduleuses destiné à lui permettre d'obtenir des remboursements de crédits de taxe. Des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ont été mis à la charge de la société SCOB par un avis de mise en recouvrement du 16 septembre 1999. M. B...A..., dirigeant de droit de la SCOB à compter du 1er avril 1996, a été relaxé, au bénéfice du doute, par un jugement du tribunal correctionnel de Rennes du 9 avril 2010 du chef d'escroquerie commise en bande organisée à l'occasion des mêmes opérations. La SCOB a alors contesté le bien-fondé des droits mis à sa charge en adressant à l'administration, le 24 juin 2011, une réclamation qui a été rejetée comme tardive par une décision du 12 décembre 2011. Le tribunal administratif de Poitiers a, par un jugement du 4 décembre 2014, rejeté sa demande tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au motif que ce jugement du tribunal correctionnel ne constituait pas un événement nouveau, au sens du
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.