CETATEXT000039104825 J6_L_2019_09_000001800838 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/39/10/48/CETATEXT000039104825.xml Texte CAA de MARSEILLE, 1ère chambre - formation à 3, 12/09/2019, 18MA00838, Inédit au recueil Lebon 2019-09-12 CAA de MARSEILLE 18MA00838 1ère chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. POUJADE SELARL BAUDUCCO-ROTA-LHOTELLIER M. Philippe PORTAIL Mme GOUGOT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme F... A... a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler la décision du 20 octobre 2014 par laquelle le maire de la commune du Lavandou ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par les époux B... pour des travaux d'extension de leur maison d'habitation sur un terrain sis 260 chemin de la Fouasse et cadastré section BH n° 4 sur le territoire de la commune et la décision implicite par laquelle a été rejeté son recours gracieux. Par un jugement n° 1501260 du 19 décembre 2017, le tribunal administratif de Toulon a annulé cette décision. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 19 février 2018 et un mémoire complémentaire enregistré le 20 mai 2019, les époux B..., représentés par la SELARL d'avocats BRL Bauducco Rota Lhotellier, demandent à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du 19 décembre 2017 du tribunal administratif de Toulon ; 2°) de rejeter la demande présentée par Mme A... devant le tribunal administratif de Toulon. 3°) de mettre à charge de Mme A... la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; Ils soutiennent que : - la demande de première instance est irrecevable, car Mme A... ne justifie pas d'un intérêt à agir ; - le projet en litige ne méconnait pas l'article UC4-2b du règlement du plan local d'urbanisme de la commune du Lavandou ; - la fraude n'est pas établie ; - la hauteur à l'égout du toit ne dépasse pas 3 mètres. Par des mémoires enregistrés les 30 avril et 31 mai 2019, Mme F... G... A..., représentée par le cabinet d'avocats In Extenso, agissant par Me C..., demande à la Cour de rejeter la demande des époux B... et de mettre à leur charge la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - elle justifie d'un intérêt à agir. Sa propriété est contigüe à celle des époux B.... L'extension sera visible de l'une de ses fenêtres et viendra obstruer le côté ouest de sa terrasse ; - le projet d'extension ne comprend aucune précision quant à l'évacuation de eaux pluviales ; - le dossier de déclaration de travaux est incomplet au regard des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme. Il existe en effet une contradiction entre le plan altimétrique partiel et le plan de masse ; - le projet méconnaît l'article UC7 du règlement du plan local d'urbanisme car la construction envisagée en limite de propriété ne s'adosse sur aucune construction existante sur le fonds voisin. Le fait que le pétitionnaire ait indiqué qu'il s'agit de la réalisation d'un garage à vélo constitue une fraude ; - le projet méconnaît l'article UC10 du règlement du plan local d'urbanisme car suite à l'extension, une partie de la construction dépassera les 3,5 mètres. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. D..., - les conclusions de Mme Gougot rapporteur public, - et les observations de Me C..., représentant Mme A.... Considérant ce qui suit : 1. Mme A... a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler la décision du 20 octobre 2014 par laquelle le maire de la commune du Lavandou ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par les époux B... pour des travaux d'extension de leur maison d'habitation sur un terrain sis 260 chemin de la Fouasse et cadastré section BH n° 4 sur le territoire de la commune, et la décision implicite par laquelle a été rejeté son recours gracieux. Par un jugement du 19 décembre 2017, le tribunal administratif de Toulon a annulé la décision du 20 octobre 2014 en raison de la méconnaissance de l'article UC4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune du Lavandou. Les époux B... relèvent appel de ce jugement. 2. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrés section BH n° 4 est située en zone UC du plan local d'urbanisme de la commune du Lavandou. L'article UC4 du règlement de ce document d'urbanisme dispose : " Les aménagements doivent être tels qu'ils garantissent l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau collectif d'évacuation prévu à cet effet. Les eaux de condensation des blocs de climatisation doivent être déversées dans le réseau des eaux pluviales ou dans un réservoir de collecte. En aucun cas, leur écoulement ne peut être laissé libre sur les façades ou sur les espaces publics. Toute nouvelle opération de construction et d'aménagement doit organiser la collecte des eaux de ruissellement des surfaces qu'elle imperméabilise afin de ne pas augmenter le débit de fuite de la parcelle non aménagée ". 3. D'une part, il ressort du plan de masse joint à la déclaration de travaux déposée par les époux B..., comme l'a d'ailleurs relevé le tribunal, que l'extension prévue en façade nord comporte une gouttière, qualifiée de " caniveau intégré en toiture ". D'autre part, les requérants produisent devant la Cour des factures qui établissent qu'un drain a été réalisé autour de leur maison en 2009 et que ce drain a été raccordé au réseau collectif des eaux pluviales en 2012. Ils établissent ainsi que la gouttière de l'extension autorisée sera raccordée à ce réseau. Mme A... se borne à affirmer que ce dispositif de collecte des eaux pluviales serait insuffisant sans étayer de quelque manière ses propos. Les époux B... sont dès lors fondés à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif de Toulon a annulé la décision de non opposition aux travaux au motif qu'elle méconnaîtrait l'article UC4. 4. Toutefois, il appartient à la cour administrative d'appel saisie de l'ensemble du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par Mme A... devant le tribunal et la Cour. 5. En premier lieu, l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme dispose : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu... Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. ". Selon R. 431-10 : " Le projet architectural comprend également :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.