Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 5 et 16 septembre 2019 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) d'ordonner la suspension des dispositions de la section 1 du chapitre II de du " Guide pratique pour les élections des Tribunaux de commerce pour l'année 2019 ", publié au Bulletin officiel du ministère de la justice du 8 juillet 2019 ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - sa requête est recevable dès lors que les dispositions contestées ont un caractère impératif eu égard à leur formulation et à l'interprétation qui est faite de la loi ; - la condition d'urgence est remplie dès lors que la date limite de dépôt des candidatures pour les élections des tribunaux de commerce est fixée au 20 septembre 2019 à 18 heures ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité des dispositions contestées, pour deux motifs : à titre principal, les dispositions contestées sont entachées d'une erreur de droit dès lors qu'elles retiennent une interprétation contraire au sens et à la portée de l'article L. 723-7 du code de commerce ; à titre subsidiaire, elles ont méconnu le champ d'application de la loi dans le temps dès lors que, d'une part, elles confèrent à la loi du 18 novembre 2016 une portée rétroactive et, d'autre part, elles sont contraires au principe général de non-rétroactivité des actes administratifs. Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2019, la garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête. Elle soutient que les passages contestés du guide ne font pas grief et que, par suite, la requête est irrecevable, que la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que le requérant a tardé à présenter sa demande et qu'aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, celle-ci étant conforme à l'intention du législateur et ne comportant aucune rétroactivité illégale. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code du commerce ; - le code de justice administrative ; Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, M. A... et, d'autre part, la garde des sceaux, ministre de la justice ; Vu le procès-verbal de l'audience publique du 17 septembre 2019 à 14 heures au cours de laquelle ont été entendus : - Me Nicolaÿ, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, avocat de M. A... ; - les représentants de la ministre de la justice ; et à l'issue de laquelle le juge des référés a clos l'instruction ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.