CETATEXT000039192560 J0_L_2019_10_000001803702 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/39/19/25/CETATEXT000039192560.xml Texte CAA de VERSAILLES, 2ème chambre, 03/10/2019, 18VE03702, Inédit au recueil Lebon 2019-10-03 CAA de VERSAILLES 18VE03702 2ème chambre excès de pouvoir C M. BRUMEAUX LEXGLOBE SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT Mme Brigitte GEFFROY M. BOUZAR Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... D... a demandé au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 18 avril 2018 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de la reconduite. Par un jugement n° 1804637 du 11 octobre 2018, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé les décisions du 18 avril 2018 et a enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer la situation de M. D... et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 8 novembre 2018, le préfet du Val-d'Oise demande à la Cour : 1° d'annuler ce jugement ; 2° de rejeter la demande de M. D.... Il soutient que : - l'arrêté n'est entaché d'aucun vice de procédure sur l'avis médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ; le nom du médecin instructeur n'a pas à être mentionné sur l'avis ; il n'appartient pas au préfet de vérifier la régularité de la procédure devant l'Office mais à l'étranger de demander son dossier pour s'assurer de la composition régulière du collège de médecins. Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2019, M. D..., représenté par Me Monconduit, avocat, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'Etat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, du versement de la somme de 2 000 euros. Il fait valoir que : - le moyen d'appel n'est pas fondé ; à la date où le préfet a rendu sa décision, aucune pièce du dossier ne permet de s'assurer que la procédure avait été respectée ; - subsidiairement le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ; sa situation n'a pas été concrètement analysée, notamment son cursus scolaire ; - il est entaché d'une erreur de droit liée à une absence de compétence liée pour traiter de la demande de titre de séjour en tant qu'étranger malade ; défaut d'examen de sa situation personnelle ; - il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation au regard de l'article L. 311-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il devait de plein droit obtenir une autorisation provisoire de séjour à la suite de l'obtention du master II en octobre 2017 ; - le refus de titre de séjour méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ; - la décision l'obligeant à quitter le territoire français fondée sur la décision illégale lui refusant un titre de séjour est elle-même illégale. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de Mme B... a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.