CETATEXT000039192633 J4_L_2019_10_000001900638 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/39/19/26/CETATEXT000039192633.xml Texte CAA de NANTES, 3ème chambre, 04/10/2019, 19NT00638, Inédit au recueil Lebon 2019-10-04 CAA de NANTES 19NT00638 3ème chambre excès de pouvoir C Mme PERROT QUANTIN Mme Nathalie TIGER-WINTERHALTER M. GAUTHIER Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. E... A... et Mme B... A..., née F..., ont demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler les arrêtés du 19 septembre 2018 du préfet du Finistère leur refusant la délivrance de titres de séjour, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Par un jugement n 1804950, 1804951 du 11 janvier 2019, le tribunal administratif de Rennes a rejeté leurs demandes. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 12 février 2019 M. et Mme A..., représentés par Me D..., demandent à la cour : 1°) de prononcer leur admission provisoire à l'aide juridictionnelle ; 2°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Rennes du 11 janvier 2019 ; 3°) d'annuler les arrêtés du 19 septembre 2018 ; 4°) d'enjoindre au préfet du Finistère de leur délivrer des titres de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L.313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ils soutiennent que : - il n'a pas été justifié de la compétence du signataire de l'arrêté ; - les décisions fixant le pays de renvoi sont entachées d'une insuffisance de motivation ; - en refusant leur admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ; - les décisions portant obligation de quitter le territoire français sont illégales en raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour ; - les décisions fixant le pays de renvoi ont été prises en méconnaissance des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par un mémoire en défense enregistré le 4 avril 2019, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête. Il s'en rapporte à ses écritures de première instance. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de Mme G... a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.