CETATEXT000039409888 J3_L_2019_11_000001901798 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/39/40/98/CETATEXT000039409888.xml Texte CAA de BORDEAUX, 1ère chambre, 21/11/2019, 19BX01798, Inédit au recueil Lebon 2019-11-21 CAA de BORDEAUX 19BX01798 1ère chambre excès de pouvoir C Mme HARDY PIALOU M. Didier SALVI Mme CABANNE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... E... a demandé au tribunal administratif de la Guyane, d'une part, d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Guyane a rejeté sa demande du 14 mai 2017 tendant au retrait, à défaut à l'abrogation, de l'arrêté du 18 janvier 2017 l'obligeant à quitter le territoire français et interdisant son retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, d'autre part, de condamner l'État à lui verser une indemnité d'un montant de 10 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de cette décision. Par une ordonnance n° 1800608 du 15 avril 2019, le président du tribunal administratif de la Guyane a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 1er mai 2019, M. E..., représenté par Me D..., demande à la cour : 1°) d'annuler cette ordonnance du président du tribunal administratif de la Guyane du 15 avril 2019 ; 2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Guyane a rejeté sa demande du 14 mai 2017 tendant, d'une part, au retrait, subsidiairement à l'abrogation, de l'arrêté du 18 janvier 2017 l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant un retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, d'autre part, au versement d'une indemnité d'un montant de 5 000 euros ; 3°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois, de lui délivrer, dans un délai de huit jours, une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai et de faire procéder sans délai à la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ; 4°) de condamner l'État à lui verser une indemnité d'un montant de 10 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de l'arrêté du 18 janvier 2017 ; 5°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - l'ordonnance est irrégulière dès lors que le président du tribunal s'est mépris sur les conclusions dont il était saisi, de sorte qu'il a statué tant ultra petita et qu'infra petita ; - le rejet implicite de sa demande de retrait, subsidiairement d'abrogation, de l'arrêté du 18 janvier 2017 est entaché d'un défaut de motivation en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ; - ce rejet implicite méconnaît l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que l'arrêté initial méconnaît les dispositions du 6° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; - il méconnaît pour les mêmes motifs l'article L. 243-1 du code des relations entre le public et l'administration ; - l'illégalité des décisions du 18 janvier 2017, portant obligation de quitter le territoire français, placement en rétention administrative et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ainsi que l'illégalité du refus d'implicite de retirer ces décisions, subsidiairement de les abroger, constituent des fautes qui engagent la responsabilité de l'État ; - son départ forcé et son éloignement de ses enfants en bas âge et de sa nouvelle compagne du fait de ces décisions lui ont causé un préjudice moral et des troubles de toutes natures dans ses conditions d'existence qu'il convient d'évaluer à la somme de 10 000 euros. Par ordonnance du 25 juin 2019, la clôture d'instruction a été fixée au 26 août 2019 à 12 heures. Un mémoire présenté par le préfet de la Guyane a été enregistré le 17 octobre
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.