CETATEXT000039474796 J2_L_2019_12_000001704366 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/39/47/47/CETATEXT000039474796.xml Texte CAA de LYON, 3ème chambre, 03/12/2019, 17LY04366, Inédit au recueil Lebon 2019-12-03 CAA de LYON 17LY04366 3ème chambre excès de pouvoir C Mme PAIX VERMOREL M. Pierre THIERRY M. DELIANCOURT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. E... D... a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler la décision du 30 juillet 2015 par laquelle le maire de Chassieu a refusé de conclure avec lui un contrat à durée indéterminée et d'enjoindre à ce dernier de conclure avec lui un contrat à durée indéterminée dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, subsidiairement de réexaminer sa situation dans le même délai. Par un jugement n° 1508053 du 6 décembre 2017, le tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande de M. D.... Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 28 décembre 2017, M. D..., représenté par Me F..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Lyon du 6 décembre 2017 ; 2°) d'enjoindre à la commune de Chassieu de le réintégrer et de conclure avec lui un contrat de travail à durée indéterminée dans un délai de quinze jours à compter de l'arrêt à venir ; subsidiairement de reprendre une décision dans le même délai ; 3°) de mettre à la charge de la commune de Chassieu la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : * contrairement à ce qu'a considéré le tribunal administratif de Lyon, il n'occupait pas des emplois occasionnels au cours de la période pendant laquelle il a été au service de la commune de Chassieu ; * le préavis d'un mois prévu par l'article 3-2 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 n'a pas été respecté ; * la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il occupait un emploi permanent, et que ses contrats ont qualifié à tort sa situation de vacataire ou de travailleur saisonnier ; * la succession des nombreux contrats constitue un abus ; * la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; * la décision est entachée de détournement de pouvoir. Par des mémoires en défense, enregistrés le 2 février 2018 et le 30 octobre 2019 (non communiqué), la commune de Chassieu, représentée par Me B..., conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de M. D... la somme de 2 000 euros. Elle soutient que : * la requête est irrecevable dès lors que sa critique du jugement est incompréhensible et qu'elle se borne pour le reste à reprendre les écritures de première instance ; * les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables ; * les moyens ne sont pas fondés. Par ordonnance du 19 mars 2019, la clôture d'instruction a été fixée au 26 avril
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.