CETATEXT000041423538 J4_L_2020_01_000001902194 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/42/35/CETATEXT000041423538.xml Texte CAA de NANTES, 3ème chambre, 17/01/2020, 19NT02194, Inédit au recueil Lebon 2020-01-17 CAA de NANTES 19NT02194 3ème chambre excès de pouvoir C Mme TIGER-WINTERHALTER LEROY M. Eric BERTHON M. GAUTHIER Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... B... a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler l'arrêté du 30 octobre 2018 par lequel le préfet du Loiret a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. Par un jugement n° 1804014 du 7 mai 2019, le tribunal administratif d'Orléans a fait droit à sa demande et a enjoint au préfet du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans les meilleurs délais. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 7 juin 2019 le préfet du Loiret, représenté par Me D..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif d'Orléans du 7 mai 2019 ; 2°) de rejeter la demande présentée par M. B... devant le tribunal administratif d'Orléans. Il soutient que : - le jugement attaqué n'est pas suffisamment motivé ; - la demande de première instance était irrecevable, faute pour M. B... d'avoir assorti ses moyens des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; - le principe du contradictoire n'a pas été respecté par le tribunal, qui a fondé sa solution sur un article de presse qui lui a été communiqué après l'audience avec une note en délibéré dont il n'a pas pu prendre connaissance ; - aucun des moyens soulevés en première instance n'est fondé ; le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qui a été accueilli par les premiers juges n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et devait en tout état de cause être écarté dès lors notamment que le métier de vendeur de M. B... n'est pas un métier en tension et qu'il ne justifie pas d'une importante ancienneté dans son emploi. Par un mémoire en défense enregistré le 18 juillet 2019 M. B..., représenté par Me F..., conclut au rejet de la requête et demande à la cour de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - l'arrêté contesté n'est pas suffisamment motivé ; - comme l'a jugé à bon droit le tribunal administratif d'Orléans, il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, dès lors notamment qu'il résidait en France depuis 2012, était employé depuis 27 mois dans un commerce de proximité et produit des témoignages d'élus et de connaissances qui attestent de son insertion dans la société française ; - il porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. - les moyens soulevés par le préfet du Loiret ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de justice administrative. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de M. C... a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.