CETATEXT000041560702 J5_L_2020_02_000001803317 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/56/07/CETATEXT000041560702.xml Texte CAA de NANCY, 1ère chambre, 06/02/2020, 18NC03317, Inédit au recueil Lebon 2020-02-06 CAA de NANCY 18NC03317 1ère chambre excès de pouvoir C M. KOLBERT BOURCHENIN M. Jérôme DIETENHOEFFER Mme KOHLER Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. C... A... a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler l'arrêté du 27 novembre 2018 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois. Par un jugement n° 1803268 du 4 décembre 2018, le tribunal administratif de Nancy a rejeté la demande de M. A.... Procédure devant la cour : Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 décembre 2018 et le 27 décembre 2019, M. A..., représenté par Me B..., demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du 4 décembre 2018 ; 2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, l'arrêté du 27 novembre 2018 ; 3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour d'une durée de six mois, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ; 4°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de trois mois à compter de la notification de la décision à intervenir ; 5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ainsi que les dépens. Il soutient que : - la décision est entachée d'inexactitude matérielle en ce qui concerne les démarches qu'il a entreprises pour régulariser sa situation ; - elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il justifie d'attaches familiales en France auprès de sa compagne et de sa fille, qu'il a reconnue et dont il contribue à l'entretien et à l'éducation alors qu'il n'a par ailleurs plus d'attaches familiales au Nigéria. Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2019, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête. Il s'en rapporte à ses écrits de première instance et indique qu'un titre de séjour d'une durée d'un an a été délivré à M. A.... Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Le rapport de M. Dietenhoeffer, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.