CETATEXT000041581024 J1_L_2020_02_000001900962 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/58/10/CETATEXT000041581024.xml Texte CAA de PARIS, 4ème chambre, 14/02/2020, 19PA00962, Inédit au recueil Lebon 2020-02-14 CAA de PARIS 19PA00962 4ème chambre plein contentieux C Mme HEERS KERROS Mme Marianne JULLIARD M. BARONNET Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... D... a demandé au Tribunal administratif de Paris d'une part, d'annuler la décision du 11 juin 2017 de rejet implicite de sa demande préalable, d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser une somme de 49 500 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'arrêté du 15 novembre 2015 du ministre de l'intérieur l'assignant à résidence, enfin de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un jugement n° 1712539/3-1 du 17 juillet 2018, le Tribunal administratif de Paris a condamné l'Etat à verser à M. D... une somme de 2 500 euros en réparation de ses préjudices, a mis à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et rejeté le surplus des conclusions de sa requête. Procédure devant la Cour : Par une requête enregistrée le 3 mars 2019, M. D..., représenté par Me C..., demande à la Cour : - d'annuler le jugement du 17 juillet 2018 du Tribunal administratif de Paris ; - d'annuler la décision du 11 juin 2017 de rejet implicite de sa demande préalable ; - de condamner l'Etat à lui verser les sommes de 4 500 euros au titre du manque à gagner, 8 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence, 7 000 euros au titre de l'atteinte à la réputation, à l'honneur et à l'image, 30 000 euros au titre du préjudice moral ; - de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la décision de rejet de sa réclamation préalable est entachée d'un défaut de motivation en fait et en droit ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ; l'assignation à résidence a porté une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir alors qu'aucune enquête sérieuse du ministère de l'intérieur n'avait permis d'établir que son comportement constituait une menace pour la sécurité ou l'ordre public ou que son activité s'avérait dangereuse ; il a subi un manque à gagner de 4 500 euros du fait de son licenciement consécutif à son assignation à résidence ; le préjudice d'atteinte à sa réputation, à son honneur et son image ainsi qu'à celle de sa famille s'élève à 7 000 euros ; les troubles dans ses conditions d'existence liés à sa précarité professionnelle et au stress enduré s'élèvent à 8 000 euros ; son préjudice moral ainsi que celui de son épouse et de ses enfants s'élèvent à 30 000 euros ; Par un mémoire en défense enregistré le 18 novembre 2019, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête ; Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés ; M. D... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 décembre 2018 du bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal de grande instance de Paris. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme E..., - et les conclusions de M. Baronnet, rapporteur public. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.