CETATEXT000041800214 J2_L_2020_04_000001902582 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/80/02/CETATEXT000041800214.xml Texte CAA de LYON, 2ème chambre, 03/04/2020, 19LY02582, Inédit au recueil Lebon 2020-04-03 CAA de LYON 19LY02582 2ème chambre excès de pouvoir C M. PRUVOST GRENIER Mme Agathe DUGUIT-LARCHER Mme CONESA-TERRADE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. E... a demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler l'arrêté du 14 février 2019 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement n° 1900612 du 1er avril 2019, le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 4 juillet 2019, M. E..., représenté par Me D..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Dijon du 1er avril 2019 ; 2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les décisions du 14 février 2019 du préfet de la Côte-d'Or ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent arrêt et, dans l'attente, de procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans le délai de 7 jours à compter de la notification du présent arrêt ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat, à payer à son conseil, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour ce dernier de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat à sa mission d'aide juridictionnelle. M. E... soutient que : - le préfet ne pouvait prendre à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans préalablement examiner sa demande de titre de séjour formulée sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le préfet, qui a refusé d'enregistrer sa demande et n'a pas examiné son état de santé, n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation avant de l'obliger à quitter le territoire français ; - il aurait dû, à la date de l'obligation de quitter le territoire français, être en possession d'un récépissé de demande de titre de séjour, le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour étant illégal ; - le préfet ne pouvait décider de l'éloigner du territoire français sans solliciter l'avis du collège de médecins de l'OFII ; - l'obligation de quitter le territoire français méconnaît le 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ; - la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours est entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu de son état de santé ; - la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par un mémoire enregistré le 17 janvier 2020, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens présentés par M. E... ne sont pas fondés. Par courrier du 20 janvier 2020, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la cour était susceptible de relever d'office l'exception de non-lieu à statuer sur les conclusions de M. E... tendant à l'annulation des décisions du préfet de la Côte-d'Or du 14 février 2019 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination, ces décisions ayant été abrogées par la délivrance à M. E... d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. M. E... a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 mai
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.