CETATEXT000041849386 J6_L_2020_02_000001905526 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/84/93/CETATEXT000041849386.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 19/02/2020, 19MA05526, Inédit au recueil Lebon 2020-02-19 CAA de MARSEILLE 19MA05526 excès de pouvoir C AARPI OLOUMI & HMAD AVOCATS ASSOCIÉS Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. B... C... a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'arrêté du 1er avril 2019 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination et l'a interdit de retour pour une durée d'un an, d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de réexamen de sa demande d'asile et de réexaminer sa situation en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de travail et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 1901762 du 28 mai 2019, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 13 décembre 2019 sous le n° 19MA05526, M. B... C..., représenté par Me A..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nice du 28 mai 2019 ; 2°) d'annuler l'arrêté contesté du préfet des Alpes-Maritimes ; 3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de demande d'asile ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - contrairement à ce qu'a retenu le premier juge, le préfet avait l'obligation de le mettre à même de présenter ses observations au sujet de l'irrégularité de son séjour, alors que les faits sur lesquels il s'est fondé datent du mois de mai 2015 et du mois d'août 2017 ; - en outre, le préfet s'est fondé, non sur un examen sérieux de sa situation, mais sur l'incident qui l'a opposé à l'agent de la préfecture, alors qu'il voulait simplement enregistrer l'entretien pour le montrer à son avocat car il ne comprenait pas ce qui lui était dit ; - le tribunal a en outre commis une erreur de motivation en retenant que le préfet avait examiné sa situation au regard de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des articles L. 741-1 et L. 741-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.