CETATEXT000041902712 J1_L_2020_05_000001901195 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/90/27/CETATEXT000041902712.xml Texte CAA de PARIS, 5ème chambre, 19/05/2020, 19PA01195, Inédit au recueil Lebon 2020-05-19 CAA de PARIS 19PA01195 5ème chambre plein contentieux C M. FORMERY DOKHAN Mme Valérie POUPINEAU M. LEMAIRE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. et Mme D... A... ont demandé au Tribunal administratif de Melun de prononcer la décharge, à hauteur de la somme de 3 048 euros, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2012 et 2013, ainsi que des intérêts de retard et des pénalités correspondants. Par un jugement n° 1609137 du 24 janvier 2019, le Tribunal administratif de Melun a rejeté leur demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 30 mars 2019, et des mémoires, enregistrés les 29 mai 2019 et 25 février 2020, M. et Mme A..., représentés par Me B..., demandent à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1609137 du Tribunal administratif de Melun en date du 24 janvier 2019 ; 2°) de prononcer la décharge, à hauteur de la somme de 3 048 euros, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2012 et 2013, ainsi que des intérêts de retard et des pénalités correspondants ; 3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - le jugement a été rendu au terme d'une procédure irrégulière, dès lors que l'ensemble des mémoires qu'ils ont produits n'a pas été communiqué à l'administration, en méconnaissance du principe du contradictoire, en particulier, leur mémoire du 4 janvier 2019, qui comportait de nouvelles pièces permettant d'établir la présence continue de M. A... à Monaco au titre de la période en litige ; - le jugement n'est pas suffisamment motivé, dès lors que les premiers juges n'ont pas répondu à tous leurs arguments ; - M. A... pouvait prétendre au bénéfice de l'exonération d'impôt prévue au 1 de l'article 81 A du code général des impôts, dès lors qu'il justifie avoir exercé une activité professionnelle à Monaco pendant une durée supérieure à 183 jours au cours d'une période de 12 mois consécutifs. Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2019, le ministre de l'action et des comptes publics conclut au rejet de la requête. Il soutient que : - les conclusions de la requête de M. et Mme A... excédant la somme de 2 803 euros, mentionnée dans leur réclamation devant l'administration sont irrecevables ; - les moyens soulevés par M. et Mme A... ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19 ; - la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020 prorogeant l'état d'urgence sanitaire et complétant ses dispositions ; - l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif modifiée ; - le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme C..., - et les conclusions de M. Lemaire, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. M. et Mme A... relèvent appel du jugement en date du 24 janvier 2019, par lequel le Tribunal administratif de Melun a rejeté leur demande tendant à la décharge, à concurrence de la somme de 3 048 euros, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2012 et 2013, ainsi que des intérêts de retard et des pénalités correspondants. Sur la régularité du jugement attaqué : 2. En premier lieu, il ressort de la fiche skipper, jointe au dossier de première instance, que, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le greffe du Tribunal administratif de Melun a communiqué à l'administration fiscale la requête introductive d'instance, ainsi que le mémoire en réplique, qu'ils ont présentés respectivement les 7 novembre et 4 janvier 2019. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté. 3. Aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative " Les jugements sont motivés ". 4. En second lieu, il ressort des mentions du jugement attaqué que les premiers juges, qui n'étaient pas tenus de se prononcer sur tous les arguments présentés par les parties, ont répondu de façon suffisamment précise aux différents moyens soulevés devant eux par M. et Mme A.... Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le jugement n'est pas suffisamment motivé. Sur le bien-fondé du jugement : 5. Aux termes de l'article 81 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux années d'imposition en litige : " I. - Les personnes domiciliées en France au sens de l'article 4 B qui exercent une activité salariée et sont envoyées par un employeur dans un État autre que la France et que celui du lieu d'établissement de cet employeur peuvent bénéficier d'une exonération d'impôt sur le revenu à raison des salaires perçus en rémunération de l'activité exercée dans l'État où elles sont envoyées. L'employeur doit être établi en France ou dans un autre État membre de l'Union européenne, ou dans un autre État partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales. L'exonération d'impôt sur le revenu, mentionnée au premier alinéa est accordée si les personnes justifient remplir l'une des conditions suivantes : 1° Avoir été effectivement soumises, sur les rémunérations en cause, à un impôt sur le revenu dans l'État où s'exerce leur activité et sous réserve que cet impôt soit au moins égal aux deux tiers de celui qu'elles auraient à supporter en France sur la même base d'imposition ; 2° Avoir exercé l'activité salariée dans les conditions mentionnées aux premier et deuxième alinéas : - soit pendant une durée supérieure à cent quatre-vingt-trois jours au cours d'une période de douze mois consécutifs lorsqu'elle se rapporte aux domaines suivants :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.