CETATEXT000041938314 J6_L_2020_05_000002000104 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/93/83/CETATEXT000041938314.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 28/05/2020, 20MA00104, Inédit au recueil Lebon 2020-05-28 CAA de MARSEILLE 20MA00104 excès de pouvoir C BISSANE Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 2 août 2019 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quatre mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 1907998 du 2 décembre 2019, tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 9 janvier 2020 sous le n° 20MA00104, M. B... A..., représenté par Me C..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 2 décembre 2019 ; 2°) d'annuler l'arrêté contesté du préfet des Bouches-du-Rhône ; 3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quatre mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - il est en France depuis 2011, où il travaille régulièrement depuis 2016, maîtrise la langue française et n'a jamais troublé l'ordre public, de sorte que le premier juge a commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant que le refus de séjour n'est pas contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ; - il produit en appel les pièces démontrant l'ancienneté de son séjour, qui établissent ses attaches privées et personnelles sur le territoire ; - il ne peut lui être reproché l'absence de réponse de son employeur à la demande de renseignements de la DIRRECTE ; en outre, il a signé un contrat à durée indéterminée avec un autre employeur ; - l'arrêté contesté est donc entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.