CETATEXT000041989229 J1_L_2020_06_000001901407 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/98/92/CETATEXT000041989229.xml Texte CAA de PARIS, 6ème chambre, 09/06/2020, 19PA01407, Inédit au recueil Lebon 2020-06-09 CAA de PARIS 19PA01407 6ème chambre excès de pouvoir C Mme FUCHS TAUGOURDEAU KOSZCZANSKI & BERDUGO M. Jean-Christophe NIOLLET M. BAFFRAY Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D... C... a demandé au Tribunal administratif de Melun d'annuler : 1°) les décisions de refus nées du silence gardé par les autorités préfectorales sur ses demandes de 1991, 1996, 2001, 2006, 2011 et 2016, tendant à l'abrogation de l'arrêté d'expulsion pris à son encontre par le ministre de l'intérieur le 16 juillet 1986 ; 2°) la décision implicite de refus née du silence gardé par le préfet de la Seine-et-Marne sur sa demande du 21 octobre 2016 tendant à la délivrance d'un titre de séjour. Par un jugement n° 1706205 du 21 février 2019, le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. C.... Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 24 avril 2019, M. C..., représenté par Me A..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du Tribunal administratif de Melun du 21 février 2019 ; 2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision de refus née le 16 septembre 2016 du silence gardé par les autorités préfectorales sur sa demande tendant à l'abrogation de l'arrêté d'expulsion pris à son encontre par le ministre de l'intérieur le 16 juillet 1986 ; 3°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - l'arrêté est insuffisamment motivé ; - il n'a pas donné lieu à un examen complet de sa situation ; - il repose sur une appréciation erronée de la menace que sa présence en France représente pour l'ordre public ; - il a été pris en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La requête a été communiquée au préfet de Seine-et-Marne, qui n'a pas présenté de mémoire en défense. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. B..., - et les conclusions de M. Baffray, rapporteur public. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.