CETATEXT000042006068 J1_L_2020_06_000001901306 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/00/60/CETATEXT000042006068.xml Texte CAA de PARIS, 1ère chambre, 11/06/2020, 19PA01306, Inédit au recueil Lebon 2020-06-11 CAA de PARIS 19PA01306 1ère chambre plein contentieux C Mme PELLISSIER DELEURME-TANNOURY Mme Sylvie PELLISSIER Mme GUILLOTEAU Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. C... B... et Mme A... D... ont demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler le titre de perception du 23 juin 2013, la mise en demeure du 17 janvier 2018 et l'avis de saisie à tiers détenteur du 21 février 2018 et de les décharger de la somme de 10 040,20 euros dont 9 127,20 euros en principal que leur réclame l'Etat. Par une ordonnance n° 1900243 du 18 février 2019, le premier vice-président du tribunal administratif de Melun a rejeté leur requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaitre. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 12 avril 2019, M. B... et Mme D..., représentés par Me F..., demandent à la cour : 1°) d'annuler l'ordonnance n° 1900243 du 18 février 2019 du premier vice-président du tribunal administratif de Melun ; 2°) d'annuler la mise en demeure de payer du 17 janvier 2018 et la décision implicite de rejet de leur recours préalable et de les décharger de l'obligation de payer la somme de 10 040,20 euros ; 3°) d'enjoindre à l'Etat de leur restituer toutes les sommes prélevées dans le cadre de la saisie sur tiers détenteur ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - c'est à tort que le premier juge, en l'absence de toute défense de l'administration, a estimé que la juridiction administrative était incompétente ; ils contestent être redevables d'une quelconque dette locative dont l'Etat se serait acquitté à leur place ; - la dette est à l'évidence prescrite puisque le titre exécutoire auquel l'administration se réfère et qu'ils n'ont jamais reçu serait du 28 juin 2013 ; - la mise en demeure est insuffisamment motivée ; elle ne précise pas les bases de liquidation ; - ils n'ont jamais fait l'objet d'une procédure d'expulsion locative nécessitant l'intervention de l'Etat ; la demande de paiement est infondée. Par un mémoire en défense enregistré le 13 mars 2020, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête. Il soutient que c'est à juste titre que le premier juge a décliné la compétence de la juridiction administrative : il est demandé à M. B... et Mme D... de rembourser à l'Etat la somme versée par la préfecture du Val-de-Marne à leur bailleur pour la période du 16 mars 2008 au 9 septembre 2009 en indemnisation de la perte de loyers subie par celui-ci ; l'Etat étant subrogé dans les droits du bailleur, la dette est de nature privée et seuls les tribunaux judiciaires sont compétents pour en connaitre. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code civil ; - le code des procédures civiles d'exécution ; - le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ; - le code de justice administrative ; - l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme E..., - les conclusions de Mme Guilloteau, rapporteur public. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.