CETATEXT000042065641 J6_L_2020_06_000001903071 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/06/56/CETATEXT000042065641.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 24/06/2020, 19MA03071, Inédit au recueil Lebon 2020-06-24 CAA de MARSEILLE 19MA03071 excès de pouvoir C DECAUX Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2018 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement. Par un jugement n° 1900318 du 29 mai 2019, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 3 juillet 2019, M. A... C..., représenté par Me B..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du 29 mai 2019 du tribunal administratif de Marseille ; 2°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2018 ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité, ou à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, pendant cet examen, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail dès la notification de l'arrêt à intervenir ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le refus de titre de séjour est entaché de vice de procédure, le préfet ayant omis de consulter pour avis la commission du titre de séjour alors qu'il justifie résider habituellement en France depuis plus de dix ans ; - cette même décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte-tenu de la durée de sa présence en France et de ses attaches privées et familiales sur le sol national ; - la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale à raison de l'illégalité qui entache le refus d'admission au séjour ; - cette décision porte une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ; - la décision fixant le pays de destination est illégale à raison de l'illégalité qui entache l'obligation de quitter le territoire français. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.