CETATEXT000042065643 J6_L_2020_06_000001903074 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/06/56/CETATEXT000042065643.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 24/06/2020, 19MA03074, Inédit au recueil Lebon 2020-06-24 CAA de MARSEILLE 19MA03074 excès de pouvoir C ANT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... C... a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2018 du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien et le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Par un jugement n° 1900201 du 27 mai 2019, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2019, M. C... représenté par Me A..., demande à la Cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 27 mai 2019 ; 2°) d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 30 novembre 2018 ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - contrairement à ce qu'a jugé le tribunal, l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration est irrégulier en ce que le collège s'est abstenu de préciser s'il avait été convoqué, si des examens complémentaires avaient été demandés et s'il avait été conduit à justifier son identité ; - la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ; - le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ; - contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, les stipulations de l'article 7bis de l'accord franco-algérien sont applicables aux titulaires de l'un des titres de séjour prévu à l'article 6 de cet accord ; il pouvait donc bénéficier du certificat de résidence prévu par l'article 7bis h, puisqu'il justifie d'une présence habituelle depuis plus de cinq ans ; - contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, sa vie privée et familiale est fixée en France auprès des membres de sa famille proche, soit sa mère et ses frères et soeurs, et non en Algérie auprès de son ex-épouse et de ses enfants qu'il a choisi de quitter et avec lesquels il n'entretient plus aucun lien ; - il travaille régulièrement depuis son arrivée en France, de sorte qu'il doit être considéré comme bien intégré professionnellement ; l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle. - le refus de titre de séjour méconnaît les stipulations de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien ; - la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale par voie de conséquence de l'illégalité qui entache le refus de titre de séjour ; - elle méconnait les dispositions de l'article L. 511-4 10° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ; - elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ; - la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie de conséquence de l'illégalité qui entache le refus de titre de séjour. La requête a été communiquée le 12 juillet 2019 au préfet des Bouches-du-Rhône, qui n'a pas produit de mémoire. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ; - l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.