CETATEXT000042114136 J1_L_2020_07_000002000551 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/11/41/CETATEXT000042114136.xml Texte CAA de PARIS, 8ème chambre, 10/07/2020, 20PA00551, Inédit au recueil Lebon 2020-07-10 CAA de PARIS 20PA00551 8ème chambre excès de pouvoir C M. LAPOUZADE SARHANE M. Ivan LUBEN Mme BERNARD Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. D... B... a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler l'arrêté en date du 22 octobre 2019 par lequel le préfet de police a décidé de son transfert vers les autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile et l'arrêté du 22 octobre 2019 par lequel le préfet de police l'a assigné à résidence. Par un jugement n° 1922917/8 du 10 janvier 2020, le tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 22 octobre 2019 portant transfert de M. B... aux autorités suédoises, a annulé l'arrêté du 22 octobre 2019 prononçant l'assignation à résidence de M. B..., a enjoint au préfet de police de délivrer à l'intéressé une attestation de demande d'asile en procédure normale dans le délai de dix jours à compter de la date de notification du jugement, a mis à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et a rejeté le surplus des conclusions de la demande de M. B.... Procédure devant la Cour : I. Par une requête enregistrée le 14 février 2020 sous le n° 20PA00551, le préfet de police demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1922917/8 du 10 janvier 2020 du tribunal administratif de Paris ; 2°) de rejeter la demande présentée par M. B... devant le tribunal administratif de Paris. Il soutient que : - c'est à tort que le premier juge s'est fondé sur une méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que son arrêté prononce la remise aux autorités suédoises de M. B... et non son renvoi en Afghanistan et qu'en conséquence, le moyen tiré des risques de persécutions dans le pays d'origine est inopérant ; - les autres moyens soulevés par M. B... en première instance ne sont pas fondés. Un mémoire, présenté pour M. B... par Me E..., a été enregistré le 6 juin 2020, soit après la clôture de l'instruction. II. Par une requête, enregistrée le 18 février 2020 sous le n° 20PA00610, le préfet de police demande à la Cour d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 811-15 du code de justice administrative, le sursis à exécution du jugement n° 1922917/8 du 10 janvier 2020 du tribunal administratif de Paris. Il soutient que les conditions fixées par l'article R. 811-15 du code de justice administrative sont en l'espèce remplies. Un mémoire, présenté pour M. B... par Me E..., a été enregistré le 8 juin 2020, soit après la clôture de l'instruction. Par des décisions du 8 juin 2020, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Paris a admis M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°91-1266 du 19 décembre 1991 ; - le code de justice administrative ; - l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif. Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. A..., - et les observations de Me C... substituant Me E..., avocat de M. B.... Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.