Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 06 juillet 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A... B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de la délibération du jury du concours interne de l'agrégation, section lettres modernes, arrêtant la liste des admis à ce concours telle que publiée le 22 juin 2020 à 17h sur le site PUBLINET ainsi que les nominations dans le corps des agrégés intervenues ou à intervenir en conséquence du prononcé de la liste des admis. Elle soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, en premier lieu, l'administration ne saurait soutenir que la continuité du service public de l'enseignement est subordonnée à la nomination au plus tôt dans le corps des agrégés des personnes déclarées admises, en deuxième lieu, il importe de ne pas laisser subsister dans le temps des situations entachées d'une illégalité que l'administration serait tentée de valider rétroactivement, en troisième lieu, les conditions de préparation des candidats à un concours s'opposent à ce que le sort des candidats soit réglé rapidement et, en dernier lieu, le jury a décidé tardivement de supprimer les oraux d'admission des concours internes sans faire état de l'impossibilité d'organiser ces oraux en septembre ou en octobre 2020 ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées ; - dans l'hypothèse où l'ordonnance n° 2020-351 du 27 mars 2020 serait analysée comme autorisant l'adaptation des voies d'accès au corps de la fonction publique, la délibération du jury du concours interne de l'agrégation devrait être regardée comme étant entachée d'illégalité dès lors qu'elle a été prise sur le fondement de l'arrêté du 10 juin 2020 lui-même pris sur le fondement d'un décret illégal faute de respecter la procédure de consultation obligatoire du Conseil d'Etat ; - dans l'hypothèse où le décret n° 2020-437 du 16 avril 2020 serait analysé comme permettant l'adaptation et la diminution du nombre des épreuves du concours interne, ce décret devrait être regardé comme illégal en ce qu'il s'applique au statut particulier des agrégés ; - l'arrêté du 10 juin 2020 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation faute de démontrer le caractère nécessaire de la suppression des épreuves d'admission et porte ainsi atteinte à la régularité de la délibération du jury du concours interne de l'agrégation ; - la délibération du jury du concours interne de l'agrégation méconnait le principe d'égal accès aux emplois publics eu égard à l'absence d'anonymat des candidats lors de la seconde délibération du jury. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.