Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société AS Béziers demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision de la Ligue de football professionnel du 1er juillet 2020 lui refusant le bénéfice de l'aide du fonds de solidarité créé par décision du conseil d'administration de la Ligue de football professionnel ; 2°) de mettre à la charge de la Ligue de football professionnel la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la condition de l'urgence est remplie en ce que l'absence de perception de l'aide du fonds de solidarité préjudicie à sa situation économique, sociale et sportive, dès lors notamment qu'elle crée une incertitude préjudiciable à la préparation de la prochaine saison, qu'elle a des effets immédiats sur la saison 2020-2021 méconnaissant l'équité sportive et que sa pérennité est en cause, eu égard au risque de cessation de son activité au 31 décembre 2020, pouvant conduire à des licenciements ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ; - la décision contestée méconnaît le principe d'égalité dès lors qu'elle crée une rupture d'égalité avec, d'une part, l'autre club relégué en championnat de National 2 et ayant pu bénéficier de l'aide du fonds de solidarité et, d'autre part, les clubs maintenus en championnat de National 1 dont le maintien du statut professionnel leur permet de conserver leurs avantages sportifs et financiers ; - elle méconnaît le principe de sécurité juridique eu égard, d'une part, à son caractère imprévisible et à l'absence de clarté et d'intelligibilité suffisantes sur les modalités de fonctionnement du fonds de solidarité et, d'autre part, à la circonstance tenant en ce qu'elle ne respecte pas l'engagement de compensation financière pris le 20 mai 2020 par le conseil d'administration de la Ligue de football professionnel ; - elle méconnaît l'accord synallagmatique portant sur l'accompagnement financier des équipes évoluant en National 1 tel qu'il résulte d'une réunion du 11 mai 2020 entre le comité exécutif de la Fédération française de football et la Ligue de football professionnel ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle crée une situation d'influence notable au sens de l'article L. 122-9 du code du sport. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code du sport ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.