CETATEXT000042246620 J5_L_2020_07_000002000350 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/24/66/CETATEXT000042246620.xml Texte CAA de NANCY, 1ère chambre, 23/07/2020, 20NC00350, Inédit au recueil Lebon 2020-07-23 CAA de NANCY 20NC00350 1ère chambre rectif. erreur matérielle C M. KOLBERT LE PRADO M. Eric KOLBERT Mme KOHLER Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... E... a demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne de condamner le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Reims à lui verser une somme totale de 46 806,37 euros en réparation des préjudices de toutes natures qu'il estime avoir subis du fait de sa prise en charge au sein de cet établissement. Par un jugement n° 1401433 du 1er juin 2017, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a condamné le CHRU de Reims à verser à M. E... une indemnité de 1 626,43 euros, a statué sur les droits de la caisse primaire d'assurance maladie des Yvelines et de la Mutuelle générale de la police et a rejeté le surplus des demandes de M. E.... Par un arrêt n° 17NC01972 du 10 décembre 2019, la cour administrative d'appel de Nancy, sur appel de M. E..., a porté à un montant de 6 304, 25 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 15 juillet 2014, la condamnation prononcée à l'encontre du CHRU de Reims. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 10 février 2020 et un mémoire enregistré le 26 mai 2020, le centre hospitalier régional universitaire de Reims, représenté par Me Le Prado, demande à la cour de rectifier l'article 1er de l'arrêt du 10 décembre 2019 en ramenant à 5 304,25 euros le montant de la condamnation prononcée contre lui. Il soutient que : - le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait évalué les préjudices subis par M. E... à la somme totale de 2 626,43 euros mais la condamnation qu'il a prononcée a tenu compte d'une provision de 1 000 euros allouée à l'intéressé par le juge des référés ; - l'évaluation, par la cour, à hauteur de 6 304,25 euros, des préjudices subis par M. E... n'intègre pas, quant à elle, la provision déjà versée ce qui constitue une erreur matérielle qui doit être rectifiée en la ramenant à 5 304,25 euros. Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2020, M. D... I..., Mme B... I..., et Mme F... I... épouse C..., respectivement, père, mère et soeur de M. A... E..., décédé le 20 septembre 2019, venant aux droits de celui-ci et représentés par Me Vautrin, demandent à la cour de déclarer irrecevable la requête en rectification d'erreur matérielle présentée par le centre hospitalier régional universitaire de Reims. Ils soutiennent que : - l'erreur de calcul invoquée ne peut être retenue dans la mesure où la supposée provision n'a jamais été invoquée par le centre hospitalier lors de la procédure devant la cour ; - le centre hospitalier n'a pas justifié du versement de cette provision ; - la rectification demandée par le centre hospitalier relève d'un point de droit susceptible de contestation et non d'une simple erreur de calcul. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience ; Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Kolbert, président, - et les conclusions de Mme Kohler, rapporteur public. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.