CETATEXT000042420691 J6_L_2020_09_000002002171 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/42/06/CETATEXT000042420691.xml Texte CAA de MARSEILLE, , 17/09/2020, 20MA02171, Inédit au recueil Lebon 2020-09-17 CAA de MARSEILLE 20MA02171 excès de pouvoir C RUFFEL Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler l'arrêté du 24 juillet 2019 par lequel le préfet du Gard lui a refusé un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des frais du litige. Par un jugement n° 1903417 du 30 décembre 2019, tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 1er juillet 2020 sous le n° 20MA02171, M. A... C..., représenté par Me B..., demande à la cour : 1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nîmes du 30 décembre 2019 ; 2°) d'annuler l'arrêté contesté du préfet du Gard ; 3°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des frais du litige. Il soutient que : - l'arrêté contesté du préfet du Gard est entaché d'un défaut de motivation et d'une insuffisance d'examen de sa situation, en particulier au regard de l'état de santé de ses parents ; - il est venu avec son frère rejoindre le reste de sa famille en France, notamment son père, sa mère et son plus jeune frère qui y résident de manière régulière depuis plusieurs années alors que lui-même n'avait pu bénéficier du regroupement familial en raison de leur âge ; il n'a plus aucune attache familiale au Maroc ; - ses parents sont tous deux malades et sa présence à leur côté est indispensable, puisque son autre frère, qui travaille à temps plein, n'est pas à même de s'en occuper ; ses parents ne pourraient d'ailleurs être pris en charge dans leur pays d'origine ; - il justifie d'une réelle démarche d'intégration en France ; - il a donc établi en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux, de sorte que l'arrêté attaqué méconnaît tant les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme que les dispositions de l'article L. 313-11 (7°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - eu égard à l'ensemble de sa situation, cet arrêté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. C... par décision du 29 mai
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.