CETATEXT000042505971 J3_L_2020_11_000002003523 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/50/59/CETATEXT000042505971.xml Texte CAA de BORDEAUX, , 03/11/2020, 20BX03523, Inédit au recueil Lebon 2020-11-03 CAA de BORDEAUX 20BX03523 plein contentieux C BOUIX Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. C... B... a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 5 avril 2019 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Par un jugement du 05 mars 2020, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 15 octobre 2020, M. B..., représenté par Me A..., demande à la cour : 1°) de lui accorder l'aide juridictionnelle à titre provisoire ; 2°) de suspendre la décision portant refus de délivrance d'une carte de séjour adoptée par le préfet du Tarn le 5 avril 2019 ; 3°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de réexaminer la situation de M. B... au titre de son activité professionnelle et de sa vie privée et familiale en France, et de lui délivrer dans l'attente et dès notification de la décision à intervenir une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; 4°) de condamner l'Etat à allouer à Me A... la somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, et, en l'absence d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros. Il soutient que : - la condition d'urgence est remplie dès lors que cette décision interrompt son séjour présumé régulier en France en qualité d'étranger mineur ; il est arrivé en France à 16 ans et a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance et s'est vu opposer le refus de titre de séjour opposé à sa majorité ; la poursuite de sa formation professionnelle et son avenir en France sont impactés par cette décision dès lors qu'il justifie d'une promesse d'embauche en contrat d'apprentissage en date du 28 septembre 2020, valable jusqu'au 1er décembre 2020 ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision dès lors qu'elle est insuffisamment motivée ce qui révèle un défaut d'examen sérieux de sa demande ; - elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 111-6 du CESEDA et de l'article 47 du code civil en ce qui concerne la remise en cause de l'authenticité des documents d'état-civil qu'il a fournis ; - elle est entachée d'erreur de droit au regard de l'article L. 313-15 du CESEDA dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public et remplit les conditions d'application de ce texte ; - elle viole son droit au respect de sa vie privée tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ; - elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de ses conséquences sur celle-ci. Vu : - la décision du 6 mai 2020 accordant l'aide juridictionnelle totale à M. B... ; - les autres pièces du dossier. Vu la requête au fond n° 20BX
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.