CETATEXT000042542664 J0_L_2020_11_000001903122 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/54/26/CETATEXT000042542664.xml Texte CAA de VERSAILLES, 6ème chambre, 12/11/2020, 19VE03122, Inédit au recueil Lebon 2020-11-12 CAA de VERSAILLES 19VE03122 6ème chambre excès de pouvoir C M. ALBERTINI SELAS ADAMAS AFFAIRES PUBLIQUES Mme Marie-Cécile MOULIN-ZYS Mme MARGERIT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. A... D... a demandé au Tribunal administratif de Versailles d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2017 du maire de Marcoussis portant mutation interne, ensemble la décision du 18 décembre 2017, notifiée le 9 janvier 2018, prise par cette même autorité rejetant son recours gracieux, et de mettre à la charge de la commune de Marcoussis une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance n° 1801940 du 2 juillet 2019, le président de la 2ème Chambre du Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande et a mis à sa charge une somme de 800 euros à verser à la commune de Marcoussis. Procédure devant la Cour : Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2019, M. D..., représenté par le cabinet d'avocats Chéneau et Puybasset, demande à la Cour : 1° d'annuler cette ordonnance du 2 juillet 2019 ; 2° d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 6 septembre 2017 du maire de Marcoussis portant mutation interne, ensemble la décision du 18 décembre 2017 rejetant son recours gracieux ; 3° de mettre à la charge de la commune de Marcoussis une somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - ses conclusions en annulation étaient recevables devant le Tribunal administratif de Versailles ; - la décision de mutation d'office dont il fait l'objet n'est pas une mesure d'ordre intérieur et elle entraîne d'ailleurs une perte de revenu mensuel de 140 euros ; - la mutation d'office est entachée d'un premier vice de procédure en violation de l'article 52 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et d'un second vice de procédure en violation de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ; - elle est entachée d'une première erreur de droit car il relève du statut particulier des assistants territoriaux d'enseignement, régis par le décret n° 2012-437 du 29 mars 2012 et ne doit réaliser que 20 heures d'obligation de service et d'une deuxième erreur de droit car une " activité d'enseignement " n'est pas similaire d'une " obligation de service " ; - elle est entachée d'erreurs de fait, en particulier car il a été recruté pour un temps de travail hebdomadaire de 20 heures et non de 37 heures comme le maire l'affirme ; - l'arrêté est entaché d'un détournement de pouvoir en ce que l'objectif véritable de sa hiérarchie est de le faire partir. ........................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme E..., - les conclusions de Mme Margerit, rapporteur public, - et les observations de Me C..., substituant Me B..., pour la commune de Marcoussis. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.