CETATEXT000042612365 J6_L_2020_11_000001902549 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/61/23/CETATEXT000042612365.xml Texte CAA de MARSEILLE, 2ème chambre, 26/11/2020, 19MA02549, Inédit au recueil Lebon 2020-11-26 CAA de MARSEILLE 19MA02549 2ème chambre excès de pouvoir C M. ALFONSI HOFFMANN Mme Karine JORDA-LECROQ M. GAUTRON Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : M. B... D... a, par deux demandes successives, sollicité auprès du tribunal administratif de Toulon l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2016 par lequel le maire de la commune de Bras lui a infligé la sanction disciplinaire de la révocation et l'arrêté de la même autorité du 24 novembre 2016 en tant qu'il prononce à son encontre la sanction de l'exclusion temporaire de deux mois. Par un jugement n° 1602597 et 1700145 du 5 avril 2019, le tribunal administratif de Toulon a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du maire de Bras du 30 juin 2016 portant révocation et a rejeté le surplus de ces demandes. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 5 juin 2019, M. D..., représenté par Me C..., demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Toulon du 5 avril 2019 en tant qu'il a rejeté ses conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du maire de Bras du 24 novembre 2016 portant exclusion temporaire de deux mois ; 2°) d'annuler cet arrêté du 24 novembre 2016 ; 3°) de mettre à la charge de la commune de Bras la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - l'arrêté contesté est insuffisamment motivé en droit ; - il est entaché d'un détournement de procédure dès lors que la commune de Bras a entendu sanctionner non pas des manquements professionnels mais une insuffisance professionnelle liée à son état de santé ; - les faits ayant justifié sa sanction ne peuvent être regardés comme fautifs eu égard à l'absence d'encadrement suffisant par sa hiérarchie ; - à titre subsidiaire, la sanction prononcée est disproportionnée. Par un mémoire en défense enregistré le 25 mars 2020, la commune de Bras, représentée par Me A..., conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. D... d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que les moyens soulevés par M. D... ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code des relations entre le public et l'administration ; - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ; - le code de justice administrative ; Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme E..., - les conclusions de M. Gautron, rapporteur public, - et les observations de Me A..., représentant la commune de Bras. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.