Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 27 novembre 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'article 4 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 ; 2°) d'enjoindre au gouvernement de prendre, dans un délai de 48 heures à compter de l'ordonnance à intervenir, toute mesure de nature à concilier les libertés fondamentales invoquées et la lutte contre la pandémie. Il soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite eu égard, en premier lieu, à la gravité et à l'immédiateté de l'atteinte portée aux libertés fondamentales, en deuxième lieu, à l'absence de prise en compte des circonstances de temps et de lieux, en troisième lieu, à l'inutilité de la mesure et, en dernier lieu, à la nécessité d'encadrer l'action du gouvernement ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, au droit au respect de la vie privée et familiale, à la liberté individuelle, à la liberté de réunion, au principe de primauté du droit de l'Union européenne et au principe d'égalité ; - le décret contesté est disproportionné dès lors, d'une part, que les gestes barrières, notamment le port du masque, sont suffisants pour limiter la propagation du virus et, d'autre part, qu'un confinement de toute la population n'a pas d'effet sur les " clusters " identifiés par Santé publique France. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la santé publique ; - le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ; - le décret n° 2020-1582 du 14 décembre 2020 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.