CETATEXT000042885337 J3_L_2020_12_000002002325 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/88/53/CETATEXT000042885337.xml Texte CAA de BORDEAUX, , 28/12/2020, 20BX02325, Inédit au recueil Lebon 2020-12-28 CAA de BORDEAUX 20BX02325 C BARRIQUAULT Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de la Guyane d'annuler l'arrêté du 23 novembre 2018 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Par un jugement n° 1900254 du 20 mai 2020, le tribunal administratif de la Guyane a rejeté sa demande. Procédure devant la cour administrative d'appel : Par une requête enregistrée le 3 mars 2020, Mme B..., représentée par Me C..., demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de la Guyane du 20 mai 2020 ; 2°) d'annuler l'arrêté du 23 novembre 2018 du préfet de la Guyane ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de procéder à un nouvel examen de sa demande qui ne pourra excéder deux mois et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le refus de séjour en litige méconnait son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales alors qu'elle vit en France depuis 2014 avec ses enfants et leur père, de même nationalité, en situation régulière et bien intégré, notamment par le travail ; - ce refus méconnaît le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle remplit les conditions énoncées à cet article pour obtenir un titre de séjour de plein droit compte tenu notamment des attaches familiales stables et anciennes avec son compagnon qui a vocation à demeurer en France où il déclare ses revenus et dispose d'un titre de séjour et de travail et d'une bonne intégration dans le tissu économique guyanais ; - ce refus porte atteinte à l'intérêt supérieur de leurs enfants nés en France, scolarisés et qui ont vocation à obtenir la nationalité française, tel que protégé par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors qu'ils doivent grandir sereinement auprès de leurs deux parents sur le territoire français qui les a vu naitre, alors que l'absence de droit au séjour fait naitre indubitablement une tension et une angoisse que ces enfants ne devraient pas subir. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.